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53 



LE SYRIAQUE DANS L'ESPACE ET LE TEMPS 



601 



La langue et la littérature syriaques eurent, dès le II e siècle 
de notre ère, plusieurs foyers de rayonnement. Le plus impor- 
tant et le mieux connu est rOsrhoènc, région située dans la boucle 
occidentale de l'Euphrate supérieur, autour de sa capitale Édesse 
(aujourd'hui Urfa, Turquie). Ancienne terre séleucïde, éman- 
cipée vers 130 av. jL-C. sous l'autorité d'une dynastie locale qui 
sut donner à sa cour une culture raffinée, elle devint ensuite colo- 
nie puis province romaine vers 242 apr. J.-C; à ce titre, elle 
connaîtra les persécutions religieuses des III e et IV e siècles (voir 
660). Au concile de Nicée, elle devient l'une des 7 eparchies du 
diocèse d'Orient, dont le siège patriarcal fut Antioche-sur- 
TOronte. 



D'autres foyers se créèrent également vers la fin du II e siè- 
cle, en plusieurs lieux de la Mésopotamie orientale, où les Sas- 
sanides régnèrent jusqu'en 651 ; Arbèles (aujourd'hui Erbil, Irak) 
dans l'Adiabène; Nisibe (aujourd'hui Nusaybin, Turquie), place 
forte qui fut l'enjeu des luttes entre Rome et les Parthes, et qui 
redevint définitivement perse en 363, à la mort de l'empereur 
Julien; enfin sur le Tigre inférieur, aux portes des restes de Baby- 
lone, Séleucie-Ctésîphon (aujourd'hui en ruine, près de Bagdad, 
Irak), antique capitale orientale des Séleucides, et dont l'Église, 
organisée dès 410, fut érigée peu après en siège métropolitain 
d'un catholicos, là où le mazdéisme officiel avait déjà durement 
persécuté les chrétiens (voir 660). 



300 



CHRIST1ANISMES ORIENTAUX 



A la conquête arabe, Édesse tombe en 639, en même temps 
que beaucoup d'autres cités, et au IX e siècle Séleucie-Ctésiphon, 
supplantée par Bagdad, entre dans une période de décadence 
(voir 646 a); mais c'est aussi l'époque de l'effort missionnaire 
qui, aidé des marchands, étend le christianisme toujours plus 
à l'est, jusqu'aux Indes et la Chine, pays où au Moyen Age se 
compteront de nombreuses communautés religieuses. Edesse, 
enfin, est prise par les croisés en 1098, puis par les Turcs qui 
livrent la ville au pillage en 1 144-1 146. Cette destruction, après 
mille quatre cent soixante années de gloire, bouleversa les 
contemporains. 

R. DUVAL, «Histoire politique, religieuse et littéraire d'Édesse 
jusqu'à la première croisade», JA, t. XVIII-XIX, 1891-1892, réimpr. 
en volume, Paris, 1892, puis Amsterdam, 1975 (première synthèse géné- 
rale). J. LABOURT, Le Christianisme dans l'Empire perse sous les Sas- 
sanides, Paris, 1904 2 . J. Dauvillier, «Les provinces chaldcennes 
"de l'extérieur" au Moyen Age», Mélanges F. Cavallera, Toulouse, 
1948, p. 260-316; réimpr., Londres, 1983 (signale, p. 296-297, la célè- 
bre stèle de Si-ngan-fou, érigée en 781); Id., «L'expansion de l'Église 
syrienne en Asie centrale et en Extrême-Orient», OS, t. I, 1956, n° 1, 
p. 76-87, J. B. Segal, Edessa, the Blessed City, Oxford, 1970 (excel- 
lent ouvrage et qui bénéficie de tous les apports scientifiques récents). 
F. DECRET, Les Conséquences sur le christianisme en Perse de 
l'affrontement des Empires romain et sassanide de Shâpûr I er à Yazd- 
gard I er , Recherches augustiniennes, 14, Paris, 1979, p. 91-152. 
H.J.W. Druvers, TRE, 9, 1982, p, 277-288. W. Stewart Me Cul- 
lough, A Short History ofSyriac Christ ianity to the Rise of Islam, 
Chico (CA), 1982. C. Sélis, Les Syriens orthodoxes et catholiques, 
Tumhoui, 1988 (descriptions concrètes). 



I. LES INSTRUMENTS 
A. LA LANGUE 

602 1. SON ORIGINE, SON ÉVOLUTION, SES ÉCRITURES 

Le syriaque fait partie du rameau nord-oriental des langues 
araméennes; son principal dialecte, celui d'Osrhoène, fut élevé 
au rang cle langue savante grâce à une littérature d'expression 
chrétienne écrite dans la langue du pays (voir 604), qui prit alors 
le nom de syriaque. De son passé local nous n'avons gardé que 
quelques vestiges, mosaïques et inscriptions. 

Générantes: H. Fleisch, Introduction à l'étude des langues sémi- 
tiques, Paris, 1947, p. 79-87 (livre d'initiation, à compléter par des 
ouvrages plus à jour). S. MOSCATI et alii, An Introduction to the Com- 
parative Grammar of the Semiiic Languages, Porta Linguarum Por- 
taiiutn 6, Wiesbaden, 1964, réimpr., 1969, en particulier p. 12. 



Bibliographie prccliréliennc: H 
sean) Inscriptions, Leyde, 1972. 



J, W. Druvers, Old-Syriac (Edes- 



Aujourd'hui, le syriaque s'est maintenu principalement dans 
la liturgie (voir 620-624); en outre, il a été récemment promu, 
comme l'arabe et le kurde, au rang de langue officielle de l'Irak 
(voir 607). Signalons aussi que quelques dialectes proches, issus 
du même rameau araméen, ont encore cours dans la plaine de 
Mossoul et dans quelques régions montagneuses: villages iso- 
lés de r Anti-Liban au nord de Damas, collines du Tur'Abdin 
(Turquie sud-est) avec l'emploi du tourani, et hauteurs du Kur- 
distan avec celui du soureth. 



302 



CHRISTÏANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



303 



603 



R. Macuch, Geschichte der spat-und neusyrischen Literatur, Ber- 
lin, 1976 (vues récentes ou actuelles). CR: A. DE Halleux, LM, 90, 
1977, p. 270-271, reprend l'histoire littéraire à partir du xv c siècle, don- 
nant ainsi une suite à A. Baumstark, Geschichte [...] (voir 606 b). 



Cette langue, pour ainsi dire, ne connut pas d'évolution depuis 
ses premiers témoins édesséniens, jusqu'à sa quasi-disparition 
au XIII e siècle. Seul l'ancien alphabet, dérivé du phénicien, 
Vestrangeïô purement consonantique - qui nous a valu 
quelques-uns des mss les plus remarquables — se modifia après 
la grande période des v c -vi e siècles; par ailleurs, avec l'arrivée 
des Arabes au vn e siècle, la langue éprouva le besoin de fixer 
sa vocalisation. En conséquence, à l'ouest, récriture s'arrondit 
et emprunta les voyelles grecques, pour donner le sertô ; à Test, 
elle garda une forme plus ancienne, n'adopta que quelques cur- 
sives pour devenir récriture syro-orientale, utilisant un système 
de points en guise de vocalisation. 

J. Pirennë, «Aux origines de la graphie syriaque», Syria, t. XL, 
1963, p. 101-137. W. H. P. Hatch, An Album /.../ (voir 608). 
J. B. Segal, The Diacritical Point and ihe Accents in Syriac, Oxford, 
1953 (seul ouvrage disponible sur la question et tout à fait remar- 
quable). 



2. LES INSTRUMENTS 



a. Grammaires 



R. Duval, Traité de grammaire syriaque, Paris, 1881, 
réimpr., Paris, 1969 (très complète mais insiste surtout sur la 
phonétique). T. Nôldeke, Kungefassie syrische Grammatik, 
Leipzig, 1898 2 , réimpr., Darmstadt, 1977 (la plus savante, mais 
pour une étape ultérieure). Il en existe une traduction anglaise: 
J. A. Crichton, Compendious Syriac Grammar by Theodor 
Nôldeke, Translated from the Second and Improved German 
Edition , Londres, 1904 (malheureusement non rééditée). 
L. COSTAZ, Grammaire syriaque, Beyrouth, 1955 (la meilleure 
pour les commençants), réimpr., Beyrouth, 1964. 






Le lecteur, qui sera intéressé par les rapports du syriaque avec 
le grec ou Phébreu, pourra se reporter à: 

M. Black, An Aramaïc Approach to the Gospels and Acts, 
Oxford, 1967 3 . S. P. Brock, «Limitations of Syriac in Representa- 
ting Greek», dans l'ouvrage de B. M. Metzger, The Early Versions 
[...J (voir 610), p. 83-98. 

b. Chrestomathies 

C. Brockelmann, Syrische Grammatik, mit Paradigmen, 
Literatur, Chrestomathie und Glossar, Leipzig, 1899, rééd., 
198 1 8 (instrument complet avec une grammaire et une bonne 
bibliographie remise à jour). L. COSTAZ-P. MOUTERDE, 
Anthologie syriaque, première sélection, Beyrouth, 1969 (la 
seconde n'a pas paru). J. E, Manna, Morceaux choisis de lit- 
térature araméenne, 2 vol., Mossoul, 1901-1902, réimpr., Bag- 
dad, 1977 (remarquable anthologie, depuis Aphraate jusqu'à 
Abdiso de Nisibe, texte vocalisé en gros caractères chaldéens). 



e. Lexiques et dictionnaires 

R. PAYNE-SMITH, Thésaurus syriacus, 2 vol., Oxford, 
1879-1901, réimpr., Hildcshcim, 1981 (syriaque-grec et latin) (très 
complet, fait sur dépouillement de textes; il reste indispensable 
pour une étude sérieuse). Inachevé à la mort de son auteur, il 
a été complété par sa fille, J. P. Margoliouth, Supplément 
to the Thésaurus syriacus of R. P. Smith, Oxford, 1927, réimpr. 
Hildesheim, 1981. Thomas AUDO, Trésor de fa langue syriaque 
(simtô d-lesônô suryôyô), Ourmia, 1896, rééd., St Ephrem the 
syrian Monastery» Losser (Hollande), 1981 et 1985 2 (le seul dic- 
tionnaire syriaque-syriaque). J. P, MARGOLIOUTH, A Compen- 
dious Syriac Dictionary, Oxford, 1903, réimpr. 1985 
(syriaque-anglais) (réduction du Thésaurus syriacus [cité supra], 
très riche par les expressions retenues et le vocabulaire; il a 
l'avantage de donner alphabétiquement les principales formes 
dérivées difficiles, d'où sa commodité pour les débutants). 
J. Brun, Dictionarium syriaco-fatimtm, Beyrouth, 191 1 2 
(syriaque-latin) (le plus grammatical de tous). C. Brockel- 
mann, Lexicon syriacum, Halle, 1928 2 (syriaque-latin), réimpr., 




304 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



Hildesheim, 1966 (possède un index qui peut servir de lexique 
latin-syriaque). L. Costaz, Dictionnaire syriaque-français- 
anglais-arabe, Beyrouth, 1963 (très suffisant pour les débuts; 
il donne de nombreux synonymes français). 



B. LA LITTERATURE 
604 1. SON DÉROULEMENT 

Issu des premières communautés judéo-chrétiennes d'Osrhoène 
et d'Adiabène, le christianisme se développe rapidement, dès 
la seconde moitié du II e siècle (METZGER [voir 610], p. 6), sus- 
citant les premières traductions de l'AT et l'apparition du Dia- 
tessaron (voir 610). Peu après, le roi Abgar d'Édesse se convertit 
(La Doctrine d'Addaï, voir 614 (3) et la cour d'Édesse, soucieuse 
du développement des arts et de la littérature, favorise réclu- 
sion d*œuvrcs littéraires écrites en syriaque: les échanges se mul- 
tiplient, ainsi que les discussions philosophiques (Bardesane 
[t 222], voir 630) dont l'influence s'étendra jusqu'à l'Inde (cf. 
Les Actes de Thomas, voir 614 a) ; à Test, de la même manière, 
en particulier dans l'Adiabène déjà convertie au judaïsme dès 
le I er siècle (voir Metzger [voir 610], p. 7), les Églises s'éta- 
blissent très tôt, bien que restant sans lien entre elles. C'est dans 
cette effervescence intellectuelle générale qu'apparaissent, dès 
le début du III e siècle, les plus anciens documents syriaques con- 
servés, autres que scripturaires (Le Livre des lois des pays, voir 
630). 

Au IV e siècle se révèle la forte personnalité d'Aphraate le Per- 
san (t apr. 345) qui dialogue avec les juifs et les judaïsants ; vers 
la même époque, les courants gnostiques et manichéens répan- 
dus dans l'Orient provoquent de vives réactions chez les chré- 
tiens : en particulier, dans les écrits d'Éphrem de Nisibe (t 373) 
(voir 632) et aussi de son contemporain Titus de Bosra (t av. 
378), dont l'œuvre de réfutation écrite en grec n'est intégrale- 
ment conservée qu'en syriaque. Partout veut s'affirmer la 
filiation apostolique, tant à Édesse (La Doctrine d'Addaï) 
que dans les contrées orientales (Les Actes de Mar Mari) (voir 
614 S). 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



305 



P. DE Lagarde, Titi Bostreni contra Manichaeos lihri IV syriace, 
Berlin, 1859 (syriaque seulement), réimpr. Hanovre, 1924, et Osna- 
brùck, 1967. H. J. W. Drijvers, Bardaisan of Edessa, Assen, 1966, 
p. 64. R. Murray, Sytnbofs ofChurch and Kingdom, Cambridge et 
Londres, 1975, p. 1-3S (remarquable exposé sur les premiers siècles 
de la littérature syriaque). B. M, Metzger (voir 610), p. 5 et 7. 
H. J. W. Drijvers, Apocryphal Literature in the Cuhurai Milieu of 
Osrhoëne, Apocrypha. Le champ des apocryphes, 1, Tumhout, 1990, 
p. 234 et 246. 



Au V e siècle, la littérature syriaque connaît sa plus grande 
gloire; toutefois les scissions, qui avaient commencé à se faire 
jour dans le monde oriental, allaient rejaillir sur la pensée locale 
et finalement diviser les esprits pour longtemps. Rappelons seu- 
lement que le rayonnement d'Alexandrie et de son Didascalée 
restait grand, prolongeant les tendances du judaïsme hellénisti- 
que et de son platonisme mystique. Face à eux, Antioche, capi- 
tale impériale qui donnait le ton par la splendeur de ses bâtiments 
et de sa liturgie (voir 620), se trouve, elle, plus en contact avec 
le monde araméen d'Orient : les esprits y sont plus positifs, plus 
proches du judaïsme rabbinique, leur exégèse prend un tour 
scientifique, leur culture se veut philosophique et philologique. 
Un heurt s'était déjà produit à propos de l'arianisme: l'Orient 
refusa Yhomoousios* adopte à Nicée (325) et prépara, par voie 
de conséquence, la christologic d'Apollinaire de Laodicée (t env. 
390) pour laquelle le Verbe joue le rôle de l'esprit ou de l'âme 
dans l'être composé qu'est Jésus-Christ. II ne nous appartient 
pas de décrire ces querelles christologiques qui font partie de 
l'histoire des dogmes ; nous noterons seulement que les réactions 
contre cette humanité tronquée du Christ proviennent d'Orien- 
taux : Dïodore de Tarse (t av. 394) qui distingue le Fils de Dieu 
du Fils de Marie ; et plus particulièrement d'Antiochiens : Théo- 
dore de Mopsueste (t 428), qui différencie les deux natures divine 
et humaine du Christ, et Nestorius (f 451) qui refuse à Marie 
le titre de Théotokos* (Mère de Dieu). 

En Syrie, au début du siècle, les factions où aboutirent ces 
dissensions ne sont pas encore rigidement formées. Les premiè- 



Voir Glossaire, en appendice. 



306 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



307 



res années s'ouvrent sur une période d'aménagement, durant 
laquelle l'évêque Rabboula d'Édesse (t 435) (voir 638) orga- 
nise la vie de sa capitale que ses successeurs embelliront, fixe 
le texte biblique de la Psiita (voir 610) et ouvre l'Osrhoène à 
l'influence massive des penseurs grecs, dans la célèbre École des 
Perses (voir 646 a), lieu d'un haut enseignement donné dans la 
langue du pays. Après le concile d'Éphèse (431), où il est pré- 
sent, il se tourne résolument vers la christologïe cyrillienne 
d'Alexandrie, traçant la voie aux théologiens monophysites de 
son pays. Mais après le concile de Chalcédoine (451), les luttes 
deviennent violentes avec Ibas, son successeur sur le siège 
d'Édesse: l'école, condamnée par l'empereur mais restée fer- 
mement attachée à la christologïe orientale de Théodore de Mop- 
sueste, T« Interprète», se fixe à Nisîbe, en territoire perse, 
emportant avec elle la culture grecque dont elle était héritière 
et la liturgie célébrée à Édesse (voir 621 y). Du côté de l'Empire 
romain, le monophysite Philoxène de Mabboug (t 523) se mon- 
tre violent pamphlétaire (voir 643), tandis que Jacques de Saroug 
(t 521), tout aussi résolu dans sa foi, cherche cependant à empor- 
ter les convictions par sa prose cadencée et descriptive (voir 642) ; 
à Antioche, le patriarche Sévère (t 538) (voir 644) tente de main- 
tenir une position monophysite assez modérée. Mais lors de la 
réaction chalcédonienne, en 518, les partis ne peuvent que se 
durcir et consommer le schisme entre les Syro-Occidentaux à 
l'ouest (ou jacobites, du nom de Jacques Baradée, leur chef) 
et les Syro-Orientaux à l'est: désormais, la pensée, l'expression 
et l'enseignement de ce mouvement intellectuel dit antiochien, 
de même que sa liturgie, s'opposeront à ceux des Occidentaux. 

A partir du vn c siècle, la domination musulmane imposant 
peu à peu la langue arabe, le syriaque est progressivement réduit 
à l'usage liturgique et se réfugie encore dans la mémorisation 
et la réflexion sur son propre passé: les Occidentaux se consa- 
crent aux récits historiques (voir 664) ou aux travaux de gram- 
mairiens (voir 646 c), tandis que les Orientaux, plus spéculatifs, 
se tournent vers la spiritualité (voir 663). L'affadissement des 
siècles suivants, du IX e au XIII e siècle, laissera cependant place 
à un sursaut ultime où les deux derniers auteurs dans le temps, 
Bar Hebraeus (t 1286) et Abdiso de Nisibe (t 1318), récapitu- 
leront tout le savoir syriaque (voir 655 et 656), au tournant des 
XIII e et xiv c siècles. 



P. BEDJAN, Nestorius, le (ivre d'Héraclide de Damas, Leipzig et 
Paris, 1910 (texte syriaque); F. Nau, Paris, 1910 (traduction française) 
(la justification de Nestorius écrite par lui-même en exil et conservée 
en syriaque); J. Daniélou et H. Marrou, Nouvelle Histoire de 
l'Église, Paris, t. 1, 1963 (la meilleure synthèse); A. Grillmeier et 
H, Bacht t Das Konzil von Chalkedon, Wùrzburg, 1952-1954; 
A. Guillaumont, Histoire des littératures, t. I, Paris, La Pléiade, 
1977, p. 584-601 (montre les conséquences du déroulement historique 
sur le développement de la pensée théologique et de la vie culturelle). 



2. LES INSTRUMENTS 

a. Les éditions de textes 

a. Il existe trois principales collections de recueils de textes 
très bien édités, facilement accessibles en librairie: R. Graffin, 
Patrologia Syriaca, 3 vol., Paris, 1894-1926 (syriaque-latin), 
réimpr. du t. I, Turnhout, 1980 (excellents débuts d'une collec- 
tion qui aurait prolongé les PG et PL, mais qui fut sans suite ; 
les indices y sont remarquables); R. GRAFFIN et F. Nau 
(ensuite F. Graffin), Patrologia Orientalis, Paris jusqu'en 
1967, puis Turnhout (Belgique), 202 fascicules en 45 volumes 
parus à ce jour (la collection accueille, sans ordre chronologi- 
que, tous les auteurs chrétiens du Proche-Orient, avec une tra- 
duction autrefois latine ou italienne et actuellement française 
ou anglaise) (= PO). J. B. Chabot, I. Guidi, H. Hyvernat 
et B. Carra de Vaux, Corpus Scriptorum Christianorum 
Ohenialium, Paris jusqu'en 1939, puis Washington et Louvain, 
enfin Leuven depuis 1981 , réparti selon 6 sections linguistiques 
(a/\, arm., copt., aeth,, iber. t syr.) t 521 fascicules à ce jour (cette 
collection accueille les mêmes auteurs chrétiens que la précédente, 
moins les slaves, mais double ses fascicules en séparant les tex- 
tes d'avec leur traduction - qui manque parfois - anglaise, 
allemande, française, italienne ou latine) ; de plus elle comprend 
des fascicules d'introduction, de commentaires, ou d'études 
(sttbs.) (= CSCO). 

/?. Plusieurs collections partielles sont à consulter: À. MiN- 
GANA, Woodbrooke Studies, Christian Documents in Syriac, 
Arabie, and Garshuni with a Critical Apparatus (apparat très 
succinct), 7 vol., Cambridge, 1927-3933. A. SMITH Lewis et 



M5 



308 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



M. D. Gibson, Studio Sïmïtica, 12 vol., Cambridge, 
1894-1907. ïd., Horae Semiticae, 11 n°\ Cambridge, 1903-1916. 
Les Gôttinger Orientforschungen, Reïhe I : syriaca ; actuellement 
27 vol., Wiesbaden, 1971 s. (textes syriaques dactylographiés, 
traductions ou études) (= GOF, I), 

y. Signalons, enfin, la série à couverture rouge des Sources 
chrétiennes (= SQ, consacrée à des auteurs orientaux; à ce jour 
(traduction française seule) 13 volumes ont paru. 



tiOfi b. Les manuels de littérature et les histoires littéraires 

J, S. ASSEMANI, Bibtiotheca Orientalis Clementino-Vaticana, 
I, De Scriptoribits syris orthodoxis, Rome, 1719; II, De Scrip- 
toribus syris monophysitis, Rome, 1721 ; III, De Scriptoribus 
syris nestorianis, 2 vol., Rome, 1725 et 1728 (ouvrage fonda- 
mental malgré quelques rides), réimpr. de tous les volumes dans 
un format réduit (avec une postface de J.-M. Sauget, donnant 
une concordance entre les anciennes et les nouvelles cotes des 
mss syriaques de la bibliothèque Vaticane), Hildesheïm, 1975 
(= BO). W. WRIGHT, A Short Story ofSyriac Literature, pri- 
mitivement article de Y Encyclopédie Britannica, 22, p. 824-856, 
et repris à part, Londres, 1894 (condensé, maïs riche de rensei- 
gnements, malgré sa date), réimpr., Amsterdam, 1966. 
R. Duval, Anciennes Littératures chrétiennes, II, La Littéra- 
ture syriaque, Paris, 1907 3 (bon manuel courant, bien que sou- 
vent dépassé), réimpr., Amsterdam, 1970. A. Baumstark, 
Geschichte der syrischen Literatur mit A usschiuss der christtich- 
palâstinensischen Texte, Bonn, 1922, réimpr. (malheureusement 
sans mise à jour), Berlin, 1 968 (donne les renvois aux mss ; mais 
la multiplication des abréviations rend sa consultation malai- 
sée). J. B. CHABOT, Littératures chrétiennes de l'Orient, XXI, 
Littérature syriaque, Paris, 1934 (concise). I. ORTIZ de 
Urbina, Patroiogia Syriaca, Rome, 1958 et 1965 2 {en latin) (la 
plus récente et la plus pratique) ( = OdU). 

Trois ouvrages rendront beaucoup de services, l'un général: 
B. Altaner et H. Chirat, Précis de patrologie, Paris, 1961, 
qu'il faut compléter, pour les éditions de textes, par M. GEE- 
rard, ClavisPatrum Graecorum, 5 vol., Turnhout, 1974-1987 




LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



309 






( - CPG) ; et deux autres, particuliers : C. Moss, Catalogue of 
Syriac Printed Books and Related Literature in the British 
Muséum, Londres, 1962 (continué par S. BrOCK, PdO, 4, 1973, 
p. 393-465, pour les années 1960-1970, PdO, 10, 1981-1982, 
p. 291-412, pour les années 1971-1980, et PdO, 14, 1987, p. 
289-360, pour les années 1981-1985; à compléter aussi par 
F. GRAFFIN, «Chronique de littérature syriaque», PdO, 8, 
1977-1978, p. 397405. J. Assfalg et P. KRUGER, Kleines Wôr- 
terbuch des christlichen Orients, Wiesbaden, 1975, traduction 
française, Turnhout, 1991 (commode mais inégal). 



c, La bibliographie générale 

Les instruments précédents doivent être précisés par des étu- 
des spécialisées ou récentes: 

a. Consulter les dictionnaires et encyclopédies, dont certains 
articles restent valables même dans les plus anciens: Diction- 
naire d'archéologie chrétienne et de liturgie, Paris (- DACL). 
Dictionnaire de la Bible. Supplément, Paris ( = DBS). Diction- 
naire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, Paris ( = 
DHGE). Dictionnaire de spiritualité, Paris (= DSpir). Diction- 
naire de théologie catholique, Paris (= DTC). 

/?. Lire les articles des revues d'orientalisme et leurs comptes 
rendus (= CR) d'ouvrages récemment parus: Le Muséon, 
Louvain-Ia-Neuvc (= LM). Oriens Christianus, Wiesbaden ( = 
OQ. Orientalia Christiana Periodica, Rome (= OCP). Parole 
de l'Orient, Kaslik (Liban) (= PdO) (tables des 9 premières 
années dans PdO, 9, 1979-1980, p. 323-349); cette publication 
fait suite à Melto (1965-1969), dont le dépouillement se trouve 
dans les mêmes tables (en vente, Procure, 3 rue de Mézières, 
Paris). Proche-Orient chrétien, Jérusalem (= POC). The HARP, 
A Review ofSyriac and Orienta! Studies, St Ephrem Ecumeni- 
cal Research Institute (SEERI), Baker Hill, Kottayam, 686001 
Kerala (India) (la dernière-née des revues). 

Lire aussi le Journal ofthe Iraqi Academy, Syriac Corpora- 
tion. Adresse : Rachid st. Sinak-Baghdad (articles de grand inté- 
rêt, en anglais ou le plus souvent en arabe; revue liée à l'existence 



607 



310 



CHRÏSTIANISMES ORIENTAUX 



de l'Académie syriaque de Bagdad, créée par décret le 22 avril 
1972: 1 er tome paru, 1975), Ainsi que les articles de certaines 
revues qui ont cessé de paraître : Revue de l'Orient chrétien, 30 
vol., Paris, Picard, 1896-1946 (contenant des textes entiers ou 
fragmentaires syriaques-français); la collection est réimpri- 
mée par Johnson, 111 Firth Avenue, New York, N.Y. 10003 
(= ROQ> L'Orient syrien, 48 n os en 12 vol., Paris, 1956-1967 
(= OS), dont la table des matières se trouve dans le Mémorial 
Khouri-Sarkis, Louvain, 1968 (en vente, Procure, voir supra) . 

y. Dépouiller; L'Année philologique, Paris, Belles-Lettres; 
Bibliographie Patristica, de Gruyter, New York, Berlin ; Bulle- 
tin signalétique, Paris, CNRS; Revue des sciences philosophi- 
ques et théologiques, Paris ( = RSPT) ; Elenchus Bibliographicus 
1986 des Ephemerides Theologicae Lovanienses, t. LXI1, 1986. 

B. Connaître les Fesischriften récentes: A Tabule to Arthur 
Voôbus, Robert Fischer (éd.), 1977, en vente chez Peeters, 
(voir 672) (36 articles). Festschrift fur Werner Strothmann zum 
70 Geburtstag, GOF, I, 17, 2, Gernot Wiessner (éd.), 1978 (1 1 
articles). Mélanges François Graffin, PdO, 6 et 7, 1975-1976, 
parus en 1978 (35 articles) (en vente, Procure, voir supra). After 
Chalcedon, Studies in Theology and Church History Offered 
to Prof. Albert van Roey f OLA, t. XVIII, 1985 (31 articles). 
Mélanges Antoine Guillattmont. Contributions à F étude des 
christianismes orientaux, CO, 20, 1988 (29 articles). 



608 d. Les manuscrits 

Mis à part quelques fragments de papyrus, la totalité des écrits 
syriaques est conservée dans des codices de parchemin ou de 
papier. Ceux-ci sont très anciens ; le premier ms. daté que nous 
connaissions, le B.L. Add. 12.150 de Londres, a été écrit en 41 1. 
Beaucoup d'entre eux proviennent des régions sèches de Scété 
(Egypte) - en particulier du monastère de Notre-Dame-des- 
Syriens - et ont formé les fonds de la bibliothèque Vaticane 
et de la British Library de Londres. 

Sans avoir la richesse décorative des mss grecs, ils sont cepen- 
dant souvent ornés. 



.1 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



311 




J. Simon, «Répertoire des bibliothèques publiques et privées 
d'Europe contenant des manuscrits syriaques», Or, t. IX, 1940, 
p. 271-288 (fort incomplet); remplacé par A. DESREUMAUX, Réper- 
toire des bibliothèques et des catalogues de manuscrits syriaques, Paris, 
1991 (recueille toutes les données actuellement accessibles). 
W. H + P. Hatch, An Album of Dated Syriac Manuscripts, Boston 
et Cambridge, 1946 (très bon instrument de travail pour connaître les 
différents types d'écriture à des époques déterminées; l'Introduction, 
p. 3-47, décrit les conditions matérielles de la confection des mss); à 
défaut, il est possible de se reporter à W. Wrigf-îT, Catalogue [...] (voir 
infra), vol. III, qui contient 10 planches photographiques de pages de 
mss d'époques différentes. J. LEROY, Les Manuscrits syriaques à pein- 
tures conservés dans tes bibliothèques d'Europe et d'Orient, 2 vol. (texte 
et album), Paris, 1964. 

Nous citerons, par ordre alphabétique de pays, et avec leurs 
catalogues, les 12 fonds principaux ou bibliothèques contenant 
des mss syriaques : 



Allemagne; E. Sachau, Die Handschriftenverzeichnisse der 
Kôniglichen Bibliothek zu Berlin, t. 23, Verzeichniss der syri- 
schen Hss., 2 vol., Berlin, 1899 (346 mss). J. ASSFALG, Ver- 
zeichnis der Orientalischen Handschriften in Deutschland, t. V, 
Syrische Handschriften, Wîesbaden, 1963 (115 mss). Angleterre: 
Birmingham: A. MlNGANA, Catalogue of the Mingana Collec- 
tion of Mss Now in the Possession ofthe Trustées ofthe Wood- 
brooke Seulement, Birmingham, Selly Oak, vol. I, Syriac and 
garshûni Manuscripts; vol. II, Christian Arabie Manuscripts 
and Additional Syriac Manuscripts', vol. III, Additional Chris- 
tian Arabie and Syriac Manuscripts, Cambridge, 1933, 1936 et 
1939 (662 mss syriaques). Cambridge: W. Wright et S.A. 
Cook, A catalogue ofthe Syriac Manuscripts Preserved in the 
Library ofthe University of Cambridge, 2 vol., Cambridge, 1901 
(212 mss). Londres: le principal catalogue est celui de 
W. Wright, Catalogue of the Syriac Manuscripts in the Bri- 
tish Muséum Acquired Since 1838, 3 vol., Londres, 1870-1872 
(1.036 mss) (= Wright Cat). Egypte: A. Smith Lewis, Cata- 
logue ofthe Syriac Mss in the Convent ofS. Caiharine on Mount 
Sinaï, Studia Sinaïtica, 1, Londres, 1894 (276 mss). France: 
H f Zotenberg, Catalogues des manuscrits syriaques et sabéens 
(mandaites) de la Bibliothèque nationale, Paris, 1874 (288 mss 



312 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



syriaques), ouvrage auquel il faut ajouter les «Corrections et 
additions» de F. Nau, JA, t. XI, 5, 1915, p. 487-536; à com- 
pléter par l'article de F. NAU, «Notices des manuscrits syria- 
ques (sic) [...] entrés à la Bibliothèque Nationale de Paris, 
depuis l'édition des catalogues», ROC, 6, 1911, p. 271-323 
(n os 289-355), et par un catalogue des nouvelles acquisitions, 
préparé par F, Briquel-ChaTONNET (n os 356-435). Irak: 
J.-M. VOSTÊ, «Catalogue de la bibliothèque syro-chaldéenne 
du couvent de Notre-Dame-des-Semences près d'Alqos », Ange- 
licum, t. V, 1928, p. 3-36, 161-194, 335-358 et 481-498, réimpr., 
Rome et Paris, 1929 (ensemble important pour la spiritualité 
nestorienne, 330 mss). Liban: P. SherwOOD, «Le fonds 
patriarcal de la bibliothèque manuscrite de Charfet», OS f t. II, 
1957, p. 93-107 (305 mss). USA: J. T. CLEMONS, «A Check- 
list of Syrîac Manuscripts in the United States and Canada», 
OCP, 32, 1966, p. 224-251 et 478-522 (408 mss). 
M. H. GoSHEN-GOTTSTEirç, Syriac Manuscripts in the Harvard 
Collège Library, Ann Arbor (Michigan), 1979 (234 mss), Vati- 
can (Cité du): Les mss sont décrits en 3 catalogues: 
1. S. E. ASSEMANI, Bibtio. Apos. Vaiicanae codicum msscata- 
logus in ires partes distributus, l re partie, t, II et III, Rome, 
1758-1759, réimpr., Paris, 1926 (n os 1-256 + 1 addition manus- 
crite); 2. A. Mai, Scripîorum veterum nova collectio, t. V, 
2 e partie, Rome, 1831, p. 1-82 (n os 258-459); 3. A. van LantS- 
choot, Inventaire des manuscrits syriaques des fonds Vatican 
490 (sic) ~ 631, Barberini Oriental et Neofiti, ST, 243, 1965 
(n os 460-631). 

Signalons, pour terminer, une collection importante de micro- 
films de mss constituée par A. VôÔBUS, au cours de ses nom- 
breux voyages au Proche-Orient, et déposée depuis 1979 à la 
Luthcran School of Theology de Chicago. 





IL LA BIBLE ET LA LITURGIE 



A. LA BIBLE SYRIAQUE 

1. LES TRADUCTIONS DES ÉCRITS BIBLIQUES 

La formation de la Bible syriaque a été longue et reste peu 
claire : de nos jours, nous pouvons seulement être assurés qu'elle 
s'est faite par étapes, avec des traducteurs différents. 

Le premier noyau de PAT, parti de l'hébreu, comprenait les 
textes massorétiques moins Ch, Esd-Ne et Est; il fut traduit dès 
la fin du II e siècle, probablement en Mésopotamie, par des 
judéo-chrétiens. Puis le furent les livres manquants — déjà 
influencés par les targums juifs — et les livres deutérocanoni- 
ques traduits sur le grec, à part le Si sur l'hébreu; cela au plus 
tard au début du IV e siècle. Après quelques remaniements, 
entraînés par la découverte de la Septante, le texte s'établit de 
façon définitive, vers le IV e siècle, pour constituer la Psitta ( = 
la version «simple» ou «commune»). 

Le NT est connu, dès le II e siècle aussi, sous deux formes: 
tout d'abord sous celle du Diatessaron (ou Harmonie des qua- 
tre évangiles en un seul) de Tatien, datant des environs de 170, 
qui fut très répandu et dont la langue originelle fut probable- 
ment le syriaque. 



610 



Peu après, apparaît la version des Évangiles séparés fdâ- 
mephSrresë), la vieille syriaque, le plus vieux témoin de la tra- 
duction des évangiles, approximativement de l'an 200, connue 
selon deux recensions, la curetonnienne et la sinaïtique; par la 



314 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



suite leur furent ajoutés les Actes et les épîtrcs (Je, 1 P, 1 Jn 
et celles de Paul). La Psitta du NT est un léger remaniement 
de cette version, destiné à rendre cette dernière plus conforme 
au grec, et imposé par Rabboula (voir 638), évêque d'Édcsse 
(411-435), qui interdit désormais l'usage du Diaiessarort. 

Au V e siècle, le texte biblique de PAT et du NT est arrivé à 
une sorte d'achèvement: quand les deux Églises syriaques 
d'Orient et d'Occident se sépareront (voir 604), elles garderont 
toujours ce même texte en commun; les Syro-Occidentaux appor- 
teront des additions à leur Bible (voir infra) ; cependant que les 
Syro-Orientaux en resteront au canon de cette époque : en 1318, 
Abdiso de Nisibe donnera encore de ce dernier une liste inchangée 
ne comportant pas 2 P, 2 et 3 Jn, Jude ni Ap (BO, III, l,p. 5-12, 
trad. de Badger (voir 621 T ), II, p. 361-363). 

Sur l'histoire du texte: G. VAN Puyvelde, DBS, t. VI, 1960, 
col. 834-884. B. M. Metzger, The Early Versions of the New Tes- 
tament, Oxford, 1977, chap, I» p. 3-82. Ces deux publications sont 
maintenant remplacées par celles de la TRE, 6, 1980, p. 181-189 
(S. P. Brock pour l'AT) et p. 189-196 (B. Aland pour le NT). 

Sur l'édition du texte de l'AT: P. G. Sionita l'édite dans la Poly- 
glotte de Paris, chez Guy Le Jay en 1645 ; elle est reprise par B. Wal- 
TON - qui y ajoute les deutérocanoniques - , dans la Polyglotte de 
Londres, en 1657. Diverses éditions protestantes ou catholiques se suc- 
cèdent au XIX e siècle, jusqu'à celle de Mossoul de 1886-1891, réimpr., 
Beyrouth, 1951 . La première édition critique de PAT a été entreprise 
par H. DE Boer, à Leyde, à partir des années 1950: elle s'appuie sur 
le ms. B 2] Inf. de l'Ambrosienne de Milan, collationné avec tous les 
autres mss accessibles (près de 300, complets ou partiels, plus les lec- 
tionnaires) ; actuellement ont paru : The Peshitta Institute, The Old 
Testament in Syriac According to the Peshitta Version, Leyde ; Gene- 
ral Préface (P.A.H. DE Boer et W. Baars), 1972. I, 1 Préface 
(P. A. H. DE Boer : nouvel exposé simplifié de l'entreprise expliquant 
les retards de parution et les changements de méthode imposés au cours 
de l'édition), Genesis-Exodus (T. Jansma et alii, M.D. Koster [éd.]), 
1977. 1, 2 Leviticus-Numbers-Deuteronomy (voir Et, 1 b). II, 1 a Job 
(L. G. Rignell [éd. ]), 1982. II, 1 b [Leviticus-Numbers- 
DeuteronomyJ-Joshua (D.J. LanE et alii [éd.]), 1991. II, 2 Judges- 
Samwl (P. B. Dirksen et P. A. H. de Boer [éd.]), 1978. II, 3 The 
Book of Psalms (D. M. Walter et alii, [éd.]), 1980. II, 4 Kings 
(H. Gottlieb et E. Hammershaimb [éd.]), 1976* II, 5 Proverbs- 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



315 






Wisdom of Soiomon-Ecciesiastes-Song of Songs (A. A. Di Lella, 
J. A. Emerton et D. J. Lane [éd.]), 1979. III, 1 ïsaiah (S. P. Brock, 
[éd.]), 1987. III, 3 Ezechiel (M. J. Mulder [éd.]), 1985. III, 4 
Dodekapropheton-Daniet-Bel-Draco{A. GELSTONetT. Srey, [éd.]), 
1980. IV, 3 Apocalypse of Baruch - 4 Esdras (S. Dedering et 
R. J. Bidawid [éd.]), 1973. IV, 6 Caniicles or Odes-Prayer of 
Manasseh-Apocryphai Psalms-Psaims of Solomon-Tobit~l(3) Esdras 
(H. Schneider, W. Baars et J. C. H. Lebram [éd.]), 1972. 

Ces éditions ont permis la réalisation de travaux tels que; 
P. B. Dirksen et M. J. Mulder, The Peshitta: Its Early Text and 
History, Monographs of the Peshitta Institute, 4, Leyde, 1988. Voir 
aussi 631. 

Sur l'édition du texte du NT: Le Diatessaron fut tout d'abord connu 
par les Commentaires qu'il suscita, en particulier par celui (conservé 
en arménien) qu'en fit Éphrem (voir 632) ; pour une bonne part, il fut 
retrouvé en 1957 et la découverte, en 1984, de nouveaux folios enri- 
chit considérablement la connaissance que nous en avons: L. Leloir, 

5. Ephrem. Commentaire de l'Évangile concordant, version armé- 
nienne, CSCO, 137, arm. y 1 (traduction latine, 145, arm. t 2), 
1953-1954. Id., Manuscrit Chester Beatty 709. Chester Beatty Mono- 
graphs, 8> Dublin, 1963 (texte syriaque et traduction latine). Id., SC, 
12! , Paris, 1966 (traduction française des deux ouvrages précédents). 
ID., «Le commentaire d'Ëphrcm sur le "Diatessaron". Quarante et 
un folios retrouvés», RB, 94, 1987, p. 481-518 (extraits syriaques et 
traduction latine). la, Saint Éphrem. Commentaire de /Évangile con- 
cordant, texte syriaque. Manuscrit Chester Beatty 709. Folios addi- 
tionnels. Chester Beatty Monographs, 8 (sic), Leuven, 1990. 

Pour Pédition des Évangiles séparés on consultera la bibliographie 
spécialisée (voir OdU, p, 226) et pour les autres livres du NT, voir les 
études de: A. Vôûbus, Early Versions of the New Testament, PETSE, 

6, 1954, J. KERSCHENSTEiNER, Der altsyrische Pauhistext, CSCO, 315, 
subs., 37, 1970, et M. BLACK, «The Syriac New Testament in Early 
Patristic Tradition», Centre d t ëtudes supérieures spécialisé D'His- 
toire des religions de Strasbourg, La Bible et les Pères, Paris, 
1971, p. 263-268. A. VôôBUS, Stuàies in the History of the Gospel 
Text in Syriac, II, CSCO, 496, subs., 79, 1987. 

La première impression du NT de la Psilta fut faite en 1555, 
à Vienne (Autriche), souvent rééditée par la suite. En 1627 lui 
fut ajoutée lM/?oc(7/y/?^(harcIéenne? voir 611} et, en 1630, les 
quatre épîtres (philoxéniennes? voir ibid.) manquantes. Le tout 



316 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



se retrouve ensuite dans les éditions qui suivirent jusqu'à celle 
de la British and Foreign Bible Society, Londres, 1950. 

Il existe une première édition critique des évangiles, des Actes 
et des premières épîtres, faite par P. E. PUSEY et G. H. Gwil- 
liam, Oxford, 1901» complétée par celle des quatre dernières 
épîtres mineures et de l'Apocalypse faite par J. Gwynn, Lon- 
dres, 1897, mais qui désormais sera remplacée par la publica- 
tion importante de l'université de Munster (Allemagne), dont 
les deux premiers volumes ont paru. 

B. Aland, Das neue Testament in syrischer Ûberlieferung, I, Die 
grossen Katholischen Briefe, in Verbindung mit A. JUSQUEL, heraus- 
gegeben und untersucht, Berlin, 1986. CR: A. DE Halleux, LM, 99, 
1986, p. 359-362: édition critique magistralement menée, de Je, 1 P 
et 1 Jn; présentation synoptique des textes. Id., Il, Die Paulinischen 
Briefe, Teil 1. Rômer und I. Korintherbriefe, Berlin, 199L CR: A. 
de Halleux, LM, 104, 1991, p. 389-391. 



611 Tandis que les Syriens-Orientaux semblent s'être contentés du 
texte de la Psitta sans peut-être jamais le remanier, les Syro- 
Occidentaux, surtout quand ils furent en relation avec les théo- 
logiens de langue grecque, éprouvèrent le besoin à partir du vr 
siècle d'avoir un texte nouveau, encore plus conforme à la Sep- 
tante, ce qui a déterminé les deux révisions suivantes: 

Philoxène de Mabboug (voir 643), en 500-505, fait exécuter, 
par le chorévêque Polycarpe, une nouvelle version littérale du 
NT, la Philoxénienne, entreprise qui n'aura que peu de reten- 
tissement mais qui fera connaître les quatre épîtres absentes et 
l'Apocalypse; en 615-617, Paul, évêque de Telia, traduit l'AT 
sur le grec hexaplaire d'Origène - c'est la graeca ou Syro- 
Hexaplaire - et en 616, Thomas de Harqel, évêque de Mab- 
boug, mais exilé à PEnnaton près d'Alexandrie, remanie la Phi- 
loxénienne pour donner YHarcléenne, 

La Philoxénienne: il n'en reste que quelques fragments; voir Duval 
Litt, p. 50, n. 3. 

V Hexaplaire: le II e volume d'un AT complet a été édité par 
A. M. Ceriani, Monumenta sacra et profana, Vil; Codex syro- 



LANCUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



317 



hexapiahs Ambrosianus phoiolith., Milan, 1874. Le reste l'a été, par 
morceaux, pour lequel on trouvera la liste des travaux dans OdU, 
p. 171. Il faut y ajouter une dernière publication faisant état de décou- 
vertes nouvelles: W. Baars, New Syro-Hexaplaric Texts. Edited, 
Commenied upon and Compared with the Septuagini, Leyde, 1968; 
les luxueuses présentations de A. Voôbus, The Pentateuch in the Ver- 
sion of the Syro-Hexapla. A Fac-Simile Edition ofa Midyai Ms dis- 
covered J964, CSCO, 369, subs., 45, 1975; Jd„ The Book of Isaiah 
in the Version of the Syro-Hexapla. A Fac-Simile Edition of Ms st 
Mark I in Jérusalem with an Introduction, CSCO, 449, subs. ,68, 1 983 ; 
et les dernières glanures: A. de Halleux, LM, 99, 1986, p. 251-290. 

VHarcléenne: J. White, Sacr. Evangeliorum vers, syr, philoxe- 
niana (sic), 2 vol., Oxford, 1778; Actuum, Apoc. et EpistoL, 2 vol., 
L 799- 1803; et A. Voôbus, The Apocalypse in the Harklean Version. 
A Fac-Simile Edition of Ms. Mardin Orth. 35, f os I43r°-I59v t with 
an Introduction, CSCO, 400, subs., 56, 1978. 



Une dernière révision de l'AT, tentée en 704-705 par Jacques 
d'Édesse, «premier travail systématique de la massore jacobite», 
fut sans suite. 



Ceux qui voudront se consacrer à des études sur des textes 612 
scrïpturaires auront recours aux ouvrages suivants : 

• une concordance de FAT: éditée à une exception près, par 
les GOF, Reihe I : W. Strothmann, Konkordanz des syrischen 
Koheletbuches nach der Pesitta und der Syrohexapla, GOF, I, 
4, 1973. N. SprENGER, Konkordanz zum syrischen Psaiter, 
GOF, I, 10, 1976. M. M. Winter, A Concordance io the 
Peshitta Version of Ben Sira, Monographs of the Peshitta Ins- 
titute, 2, Leydc, 1976. W. Strothmann, K. Johannes et 
M. ZumpE, Konkordanz zur syrischen Bibel: die Propheten, 
4 vol., GOF, I, 25, Wiesbaden, 1984. W. Strothmann, Kon- 
kordanz zur syrischen Bibel: der Pentateuch, 4 voL GOF t I, 26, 
1986. W. Strothmann, Konkordanz zur syrischen Bibel: die 
Mautabe, 6 vol., GOF, I, 33, 1991. 



• une concordance du NT : œuvre collective, The Concordance 
to the Peshitta Version of the Aramaic New Testament, New 
Knoxvillc (Ohio), 1985 (seulement les références). 



318 



CHRISTIANJSMES ORIENTAUX 



613 



• W. Jennings et U. Gantillon, Lexicon io ihe Syriac 
New Testament, Oxford, 1926, réimpr., 1962, qui donne des 
lectures des versions curetonienne, sinaïtique et philoxénienne. 



2. LES ÉCRITS APOCRYPHES 



Ils sont très nombreux et généralement traduits du grec. On 
pourra consulter les recueils généraux. 



J. H. Charlesworth, The Old Testament, Pseudepigrapha 
2 vol., Londres, 1983-1985 (études et traduction anglaise 
[ = Charlesworth]). CR: S. Brock, Journal of Jewish Studies, 35, 
1984, p. 200-209, et 38, 1987, p. 107-114: contributions de valeurs iné- 
gales, moins pour des spécialistes que pour une large diffusion. 
A. Dupont-Sommer et M. Philonenko, La Bible. Écrits intertesta- 
mentaires, Paris, La Pléiade, 1987. CR: S. Brock, Journal of Jewish 
Studies, 39, 1988, p. 112-114: traduction française de qualité. E. Hen- 
neke et W. Schneemelcher, Neutestamentliche Apocryphen, Tùbin- 
gen, 1959-1964, rééd., 198S 2 (étude et traduction allemande) dont il 
existe une traduction anglaise: New Testament Apocrypha, 2 vol., Phi- 
ladelphie, 1963-1964 ( = New Test. Apoc.). 



a. L'Ancien Testament 

a. Les «Odes de Salomort» (probablement du II e siècle) 

La question de leur origine, grecque ou syriaque, n'a pas 
encore été élucidée. 

Éd. J. LABOURTet P. Battifol, Paris, 191 1 (traduction française). 
J. H. Charlesworth, The Odes of Salomon Edited with Transla- 
tion and Notes, Oxford, 1973, et Missoula (Montana), 1977 2 . 
M. Lattre, Die Oden Salomos in ihrer Bedeutung fur Neues Testa- 
ment und Gnosis, 3 volumes parus à ce jour, Fribourg (Suisse), 1979 
(malheureusement le texte syriaque édité est donné en translitération). 
M.-J. Pierre (nouvelle édition avec traduction française en cours pour 
le CCA), 

Et. Charlesworth, op. ait, II, p. 725-771; Lattre, op. cit., 

vol. III et IV (à paraître). 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



319 



■ I 

.e 



/S. Le «IV e Esdras» (qui correspond aux chap. 3 à 14 de l'édi- 
tion de la Vulgate latine de V Apocalypse d'Esdras [voir DBS, 
t. 1, 1928, col, 41 1-412]). Le grec est perdu mais ce texte a été 
conservé dans plusieurs versions orientales. 

Éd. R. J. BlDAWID, dans l'édition critique du Pesitta Insiitute, IV, 
3, 1973 (voir 610). R. H. Charles, Londres, 1896 (traduction 
anglaise). 

Et. Charlesworth, op. cit., I, p. 516-559. 

j. Le « II e Baruch » (fin I er siècle) 

Cette apocalypse n'est conservée qu'en syriaque. 

Éd. M. KmoSkô, PS, II, p. 1056-1066 et col. 1068-1306 (texte et 
traduction latine). S. Dedering, dans l'édition critique du Peshitta 
Insiitute, IV, 3, 1973 (voir 610). 

Et. P. Bogaert, Apocalypse de Baruch, 2 vol., SC y 144-145, Paris, 

1969 (commentaire avec traduction française); une autre traduction 
française est donnée par J. Hadot, dans Écrits intertestamentaires, 
Paris, 1987, p. 1471-1557. Charlesworth, op. cit., I, p. 615-652. 

S. La «Caverne des trésors» (V e - VI e siècle) 

Ce récit anonyme raconte les aventures d'Adam et de ses des- 
cendants, qui se réfugient avec leurs trésors dans une caverne 
proche du Paradis, puis au Golgotha. Il nous a été conservé par 
le pseudo-Dcnys de Teïl-rvlahr (voir 664) + 

Éd. Su-Min Ri, La Caverne des trésors. Les deux recensions syria- 
ques, 2 vol., CSCO y 486, syr. , 207 (traduction française 487, syr., 208), 
1987. E. A. Wallis Budge, The Book ofthe Cave ofTreasures, Lon- 
dres, 1927 (traduction anglaise abondamment annotée et avec l'indi- 
cation de textes parallèles). 



A ce récit se rattachent le Testament de notre père Adam et 
le Livre de l'abeille. 



320 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



321 



Testament de notre père Adam. M. KMOSKÔ, PS, II, col. 1306-1360 
(texte et traduction latine). Charlesworth, op. cit., I, p. 989-995. 

Livre de l'abeille. E. A. Wallis Budge, The Book of the Bee, 
Oxford, 1886 (avec traduction anglaise). J. S. ASSEMANl, BO, III, 1, 
p. 309-324 (analyse du contenu). 



est en préparation, entreprise par A. Desreumaux pour la Séries 
Apocryphorurn du Corpus Christianorum (= CCA), Turnhout. 

Et. New Test. Apoc. r op. cit. (voir 613), I, p. 437-444, A, DESREU- 
maux, «La "Doctrine d'Addaï"; essai de classement des témoins 
syriaques et grecs», Aug., 23, 1983, p. 181-186 (première analyse des 
mss connus). 



614 b. Le Nouveau Testament 

a. Les «Actes de Thomas» 

Écrit encratite syriaque probablement composé à l'occasion 
du transfert à Édesse, à la fin du III e siècle, des reliques de 
l'apôtre. 

Éd. W. Wright, Apocryphal Acts of the Apostles, Londres, 1871, 
2 vol. réimpr., Amsterdam, 1968: I, texte syriaque, p. [171-333]; II, 
traduction anglaise, p. 146-298; rééd. et amélioré par P. Bedjan, 
AMS (voir 661 c), III, 1892, p. 1-175 (syriaque seulement). T. Jansmà, 
A Sélection from the Acts of Judas Thomas, Leyde, 1952 (édition cri- 
tique partielle). 

Et. A. F. J: KLIJN, The Acts of Thomas, Leyde, 1962 (à partir de 
l'édition de Wright). New Tesi. Apoc, op. cit. (voir 613), II, 
p. 425-531 (avec une traduction anglaise). P. H. Poirier, L'Hymne 
de la perle des «Actes de Thomas», Introduction, texte, traduction, 
Louvain-la-Neuve, 1981. 



j3. La «Doctrine d* Addaï» 

Nous avons ici un original syriaque: au roi Abgar d'Édcsse, 
le Christ envoie son disciple Addaï qui convertira le pays. Ce 
récit, du III e ou du IV e siècle, fut enrichi jusqu'au V e ou peut- 
être VI e siècle, en particulier de la bénédiction de la ville et 
de la promesse que ses ennemis ne prévaudront jamais contre 
elle. 

Éd. G. Phillips, The Doctrine of Addaï the Apostle, Londres, 
1876 et réimpr. 1981 (avec traduction anglaise). Une nouvelle édition 







Une adaptation de ce récit en l'honneur de Séleucie-Ctésiphon 
et des régions avoisinantes se trouve dans Les Actes de Mar Mari 
(voir 604). 

J. B. àbbeloos, AB, t. IV, 1885, p. 43-138 (texte syriaque avec tra- 
duction latine). 

3. LES TRAVAUX DES SYRIENS SUR LES TEXTES SCRIPTURAIRES 

Us furent très nombreux mais beaucoup d'entre eux sont per- 
dus, surtout parmi ceux des auteurs syro-orientaux. Nous dis- 
tinguerons les chaînes et les commentaires, que nous classerons 
en ne retenant que les plus importants et ceux qui sont accessi- 
bles. Le lecteur intéressé par plus de détails se reportera à 
DUVAL Litt, p, 63-77. 



a. Les chaînes 

La plus connue, la Catena Patrum, fut composée au monas- 
tère de Sainte-Barbara, à Édesse, en 861, par le moine Sévère 
(WRIGHT Cat, II, p. 908, col. 1 et p. 912, col. 2); elle est con- 
servée dans un ms. de l'an 1081 (ibid., p. 908, col. 1), porte prin- 
cipalement sur l'A et le NT, et comprend 10 860 numéros (ibid. , 
p. 913, col. 1). Il en existe d'autres que la consultation des cata- 
logues révélera; celle, très importante (voir 616 [3 et 617 (3), de 
la Gannat Bussamë ( = Jardin des délices), du IX e siècle, a été 
rangée avec les commentaires. 



Plusieurs auteurs ont expliqué la Bible, tel Éphrem; ensuite 
du côté des Syro-Occidentaux, Jacques d'Édesse dont Pceuvre 



615 



322 



CHRISTIAN1SMES ORIENTAUX 






subsiste sous forme de fragments; Moïse Bar Képha qui sem- 
ble peu original selon les parties gardées par Bar Hebraeus, bien 
que celui-ci cependant le cite souvent ; surtout Denys bar Salibi 
qui donna les commentaires les plus développés que laissèrent 
les Syriens et qui, s'inspirant à la fois de Moïse Bar Képha et 
du Syro-Oriental Isodad de Merw, fit connaître aux Syro- 
Occidentaux les opinions de Théodore de Mopsueste; et enfin 
Bar Hebraeus. Du côté des Orientaux, il y eut Babaï (voir BO, 
III, 1, p. 97) dont l'ouvrage est probablement perdu, Théodore 
Bar Koni, Is"odad de Merw et Abdiso de Nisibe, selon ce que 
celui-ci dit de lui-même (BO f III, 1, p. 325), mais dont le Livre 
d'exposition est également perdu. 

Plusieurs commentateurs, surtout parmi les plus anciens, 
avaient connaissance de traditions juives; pour un exemple de 
l'influence de celles-ci sur l'exégèse syriaque, on peut consulter: 

A. LEVÈNE, The Eariy Syrian Fathers on Genesîs, Londres, 1951. 
Tr. KronhOlm, Motifs from Genesîs 1-11 {...] (voir 632). 



Pour la clarté de l'énoncé, nous séparerons les œuvres 
concernant l'AT de celles concernant le NT. 



616 b. Les commentaires de l'AT 

Éphrem (t 373) : seules ses œuvres sur la Gn et l'Ex sont sûre- 
ment authentiques; pour les autres livres, il faut avoir recours 
à des commentaires ou à des chaînes, conservés uniquement en 
arménien. 

Pour Gn et Ex, voir 632. Pour les autres éditions, voir OdU 
p. 63-64. 



De Jean d'Apamée (V e siècle, voir 639), auteur récemment 
retrouvé, il existe un commentaire sur Qo: 

W. Strothmann, Koheiet-Kommentar des Johannes von Apamea, 
GOF, I, 30, 1988 (texte syriaque seul). 






LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 

oc + Parmi les Syro-Occidentaux 



323 




Jean bar Aphtonia, abbé de Qennes'rin (vi e siècle): un 
commentaire sur le Ct (voir BO, II, 54), dont il reste des extraits 
dans une chaîne. 

Wright Cat, II p. 906. 

Jacques d'Édesse (t 708): Commentaires sur PAT, cités par 
Denys bar Salibi (voir infra) et Bar Hebraeus (BO, I, 488) et 
Scholies conservées par la chaîne de Sévère {ib'td., 489) au nombre 
de 2 860 (Wright Cat, p. 913, col. 1); travaux auxquels se rat- 
tache probablement la partie du Commentaire sur l'Ex (voir 632), 
faussement attribuée à Éphrem. 

G. Phillips, Scholia on Some Passages of the Oid Testament by 
Mar Jacob, Londres, 1864 (avec traduction anglaise). T. JanSma, 
«The Provenance of the Last Sections in the Roman Edition of 
Ephraem's Commentary on Exodus», LM, 85, 1972, p, 155-169. 
J. B. Chabot, Jacobi Edesseni Hexaemeron seit in opus creationis 
iibri septem, CSCO, 92, syr., 44 (traduction latine., A. VàSCHàLDE, 
97, syr., 48), 1928 et 1932. 



Georges des Arabes (t 724) : Schoïies conservées dans Denys 
bar Salibi et Bar Hebraeus. 

V. Ryssel, Georgs des Araber-bishops Gediehte undBriefe, Leip- 
zig, 1891. 



Moïse bar Képha (t 903): restes d'un Commentaire sur la 
Gn, conservés dans Bar Hebraeus. 

L. Schlimme, Der Hexaetneronkommentar des Moses Bar Kepha, 
2 vol., GOF, I, 14, 1977 (traduction allemande seule). 



Denys bar Salibi (+ 1171): double commentaire sur l'AT, 
«matériel» et «spirituel», vaste compilation qui nous a gardé 
nombre d'opinions plus anciennes et ayant retenu des témoins 
de la version hexaplaire dans Ps, Pr, Qo, Ct, Dn et Jr. 




324 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



325 



Cette oeuvre reste à publier; seules existent une édition et une tra- 
duction française scolaires du Commentaire du Ci de M. Nakad 
(thèse, Paris, 1977); ainsi qu'une première approche du travail à entre- 
prendre dans: A. VôÔEUS, «Neue Funde fur die handschriftliche 
Ùberlicferung der alttestamentlichen Kommentarc des Dionysius 
bar Salibï», ZATW, 84, 1972, p. 246-249. 



Et. L. Brade, Untersuchungen zum Scholienbuch des Theodoros 
Bar Konai, GOP, I, 8, 1975 (Schoiïe VI et méthode d'exégèse). 



Pour Iso'dad de Merw (+ env. 850) : il commenta tout l' AT 
(en s'inspirant de Henana) et fit aussi usage de YHexaplaire. 



Bar Hebraeus (t 1286): commentaire exégétique plutôt lit- 
téral, appelé le Magasin des mystères, accompagné de gloses lexi- 
cographiques où l'auteur cite la Psitta et YHexaplaire, ainsi que 
des versions grecques. 

Édilion d'ensemble entreprise par l'université de Chicago sous la 
direction de M. Sprengling et W. C. Graham, Barhebraeus' Scholia 
on the Old Testament, I, Genesis-II Samuel, Chicago, 1931 (sans suite). 
Pour le reste: publications partielles (voir Duval Litt, p. 70, n. 2). 



Ed. C. VAN DEN Eynde, Commentaire d'Isô'dad de Merv sur 
l'Ancien Testament, I, Introduction générale, Genèse, CSCO, \26 t syr., 
61 (traduction française, 156, syr. t 75), 1950 et 1955 : Id., op. cit., II, 
Exode, Deutéronome, CSCO, 176, syr, 80 (traduction française, 179, 
syr. y 81) 1958; ID., op. cit., III, Livre des sessions, CSCO, 229, syr, 
96 (traduction française, 230, syr», 97), 1962-1963; Id., op. cit., IV, 
Isaïe et les Douze, CSCO, 303, syr., 128 (traduction française, 304, 
syr., 129), 1969; Id., op. cit., V, Jêrêmie, Ézéchiel, Daniel, CSCO, 
328, syr. t 146 (traduction française, 329, syr., 147), 1972; Id., op. cit., 
VI, Psaumes, CSCO, 433, syr., 185 (traduction française, 434, syr», 
186), 1981. 



p. Parmi les Syro-Orientaux 

Le témoignage des nombreux commentaires nous est donné 
par le Catalogue d'Abdisô de Nisibe (BO, III, 1 , p. 325). Nous 
citerons seulement : Narsaï (t 507) : Commentaire de l'A T (BO, 
III, 1, p. 65), perdu; bribes dans Iso'dad de Merw. Henana 
d'Àdiabene (t 610) : professeur à l'École de Nisibe (voir 646 a), 
mais suspecté d'hérésie occidentale; il aurait commenté Gn, Jb, 
Ps,Pr, Qo, Ct et les Petits Prophètes (BO, III, 1, p. 83); seuls 
des fragments (de Ps, Is, Es), se retrouvent dans Iso'dad et (de 
Gn) dans la Gannat Bussamê. Iso'yab II (t 644) : Commentaire 
sur les Psaumes conservé en partie dans Iso'dad de Merw 
(t env. S50). Théodore bar Koni (t VIII e siècle): les Mimrë 
ï à V, sur les 1 1 des Scholies, sont un Commentaire sur l'AT 

Pour Théodore bar Koni (t VIII e siècle): 

Éd. A. Scher, Theodorus bar Koni. Liber Scholiorum {recension 
de Séert), CSCO, 55 et 69, syr., 19 et 26, 1910, 1912 et réimpr. i960 
(R. Hespel et R. Draguet, traduction française, 431-432, syr. 
187-188, 1981-1982); R. Hespel, Théodore bar Koni, Livre des Sco- 
lies (recension d'Urmiah), CSCO, 447, syr. 193 (traduction française, 
448, syr., 194), 1983; Id. Théodore bar Koni, Livre des Scolies (recen- 
sion d'Urmiah). Les collections annexées par Sylvain de Qardu, CSCO, 
464, syr,, 197 (traduction française, 465, syr., 198), 1984. 



Et J.-M. Vostë, «Les citations hexaplaires de I. de M. dans le 
Commentaire sur les Ps"», Bi, 26, 1945, p. 12-36. 



Pour la Gannat Bussame (IX e siècle); commentaire anonyme 
de leçons de I'AT et du NT, 

Éd. G. J. Reinink, Gannat Bussamê, I, Die Aventssonntage, 
CSCO, 501, syr., 211 (traduction allemande, 502, syr., 212), 1988. 

Et. J.-M. VostÉ, «Le Gannat Bussamê», RB, 37, 1928, p É 221-232 
et 386-419. 



Nous grouperons ci-après les auteurs qui ont composé expres- 
sément un Hexaemeron, ouvrage encyclopédique à la fois théo- 
logique, philosophique et cosmographique: Éphrem (voir 632); 
Jacques de Saroug (voir 642), le premier à mettre un tel 
commentaire en forme (Bedjan, t. III, p. 1-151); Narsaï (voir 
641); surtout Jacques d'Édesse (ouvrage terminé par Georges 
des Arabes [voir OdU, p. 183] et utilisé par Moïse bar Képha); 
enfin Théodore bar Koni et Iso'dad de Merw. 







326 



CHRISTIAN1SMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



327 



y. Les traductions du grec 

Nous citerons, pour finir, parmi les commentaires traduits 
du grec en syriaque, ceux d'Athanase d'Alexandrie sur les Ps, 
de Grégoire de Nysse sur ie Ct, de Théodore de Mopsueste sur 
Gn, Ps et Petits Prophètes, dont il ne reste que des fragments. 
Pour Théodoret de Cyr sur les 12 Petits Prophètes, nous ren- 
verrons à une chaîne (Wright Cat, p. 917, col. 2); et pour 
Cyrille d'Alexandrie sur Gn, Ex, Is et Petits Prophètes, à une 
autre chaîne (Wright Cat, p. 931, col. 1). 

Athanase d'Alexandrie: R. W. Thomson, Athanasiana syriaca, IV, 
Expositlo in Psalmos, CSCO, 386, syr., 167 (traduction anglaise 387, 
syr., 168), 1977. 

Grégoire de Nysse: C. van den Eynde, La Version syriaque du 
commentaire de Grégoire de Nysse sur ie Cantique des Cantiques. Ses 
origines, ses témoins, son influence, BM, 10, 1939. 

Théodore de Mopsueste: sur Gn : R. Tonneau, LM, 66 r 1953, 
p. 45-64 (texte syriaque et traduction française); sur Ps: R. Devresse, 
57", 93, 1939, p. xxvm-xxix (cite quelques références); à compléter 
par: L. van Rompay, Théodore de Mopsueste. Fragments syriaques 
du « Commentaire des Psaumes» (Ps IIS et 138-148), CSCO, 435, syr. } 
189 (traduction française, 436, syr., 190), 1982; sur Petits Prophètes : 
E. Sachau, Theodori Mopsuesteni, fragmenta syriaca, Leipzig, 1869 
(texte syriaque, p. [35-44] et texte grec, p, 22-27), et H. N. Sprenger, 
Commentarius in XII Prophetas, GOF, V, 1, 1977, p. 432-453 (frag- 
ments syriaques, sans traduction). 






a. Parmi les Syro-Occidcntaux 

Philoxène de Mabboug (t 523): de ses Commentaires, les plus 
anciens que nous ayons, en syriaque, sur les évangiles, il ne reste que 
des fragments (sur Mt, Le et Prologue de Jn): 

J. W. Watt, Phdoxenus of Mabbug. Fragments of the Commen- 
tary on Matthew and Luke, CSCO, 392, syr. 171 (traduction anglaise, 
393, syr., 172), 1978. 

A. de H ALLEUX, Philoxène de Mabbog, Commentaire du prologue 
johannique, CSCO, 380, syr., 165 (traduction française, 381, syr., 166), 
1977. 



Marouta de Tagrit (f 649) : Commentaire sur les évangiles, 
cite dans la chaîne de Sévère (voir 615). 

Georges des Arabes (t 724) ou plutôt un Georges patriarche 
d'Antioche en 758 : Commentaire sur les évangiles, en particu- 
lier sur Mt; le reste est conservé dans une chaîne (BO, I, 
p. 494-495). 

Fvtoïse bar Képha (t 903) : Commentaires sur les évangiles et 
sur Paul, conservés par Bar Hebraeus. 

L. Schlimme, Moses bar Kepha. Der Johanneskommentar, 4 vol, 
GOF, I, 18, 1978-1981 (texte syriaque et traduction allemande), 
A. VÔÔBUS, «Découverte du commentaire de Mos'e bar Kêphà sur 
Tévangile de Matthieu», RB, 80, 1973, p. 359-362. Id., «Entdeckung 
des Lukaskommentars von Môse bar Këphâ», ZNTW, 62, 1971, 
p. 132-134. 



617 c. Les commentaires du NT 

Éphrem (t 373): en plus du Commentaire sur le «Diatessa- 
ron » (voir 632), ceux sur Ac et les épîtres de Paul ne sont con- 
servés qu'en arménien. 

Pour les éditions voir OdU, p. 63-64, on y ajoutera L. Leloir, Cita- 
tions du NT dans Vancienne tradition arménienne. I, L'Évangile de 
Matthieu, CSCO, 283 et 284, suhs., 31 et 32, 1967. Pour Tévangile 
de Jean, voir 632. 



Denys bar Salibî (t 1171): double commentaire (voir 616 a), 
sur tout le NT. 

I. Sedlâcek et J.-B. Chabot puis A. Vaschalde, Dionysii 
bar Saiibi commentant in Evangelia, CSCO, 15, 77, 95 et 113, syr., 
15, 33, 47 et 60 (traduction latine, 16, 85, 98 et 114, syr., 16, 40, 49 
et 61), 1906, 1915-1922, 1931-1933 et 1939-1940. R. Lejoly, Diony- 
sii bar Saiibi, enarratio in Ioannem, Dison (Belgique), 1975. L Sed- 
lâcek, Dionysius bar Saiibi. In Apocalypsim, Actus et Epistulas 
Catholicas, CSCO, 53, syr,, 18 (traduction latine, 60 t syr., 20), 
1909-1910. 



328 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



Bar Hebraeus (t 1286): son commentaire sur le NT, avec 
remarques grammaticales, contenu dans le Magasin des mystè- 
res (voir 616 a) s'appuie sur la Psitta et VHarcféenne. 

Voir Duval Litt, p. 70, n. 2. 



fï. Parmi les Syro-Orientaux 

Henana d'Adiabène {t 610): de son œuvre détruite, il ne reste 
que des commentaires sur Mt et les épîtres de Paul, conservés 
en partie dans la Cannai Bussamê (voir infra). 

Théodore bar Koni (t vill e siècle): les Mimrë VII à IX des 
Scholies portent sur le NT. 

Éd. Voir 616 p. 

Et. L. Brade, «Die Herkunft von Prologen in den Paulusbriefexe- 
gesen des Theodoros bar Konai und Ishodad von Merv», OC, 60, 1976, 
p. 162-171. 

Iso'dad de Merw (t env. 850): commentaire sur tout le NT. 

Éd. M. D. Giiîson, The Commentâmes of I. of M., Cambridge, 
1911-1916, Home Semiticae, n os 5-7, 10 et 11 (texte syriaque et tra- 
duction anglaise). 

Et. L. Brade, voir supra. 

Cannât Bussamê (IX e siècle) : commentaire anonyme de 
leçons du NT (voir 616 p). 

G. L Reininck, Studien zur Quellen - und Tradilionsgeschichie 
des Evangeiien kommeniars der Gannat Bussamê, CSCO, 414, subs., 
57. 1979. 



Y- Les traductions du grec 

Nous citerons également» ici, les commentaires traduits du grec 
d'Athanase d'Alexandrie sur Mt; ceux de Théodore de Mop- 
sueste sur l'évangile de Jean, en entier, et sur les épîtres de Paul 






LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



329 



dont il reste des fragments; enfin ceux de Cyrille d'Alexandrie 
sur Le et He (fragments). 

W. Thomson, Athanasïana syriaca, II, Homily on Matthew 1232, 
CSCO, 272 syr., 118 (traduction anglaise, 273, syr., 119), 1967. 
J.-1VL VoSTÉ, Theodori Mopsuesteni commentarius m Evangelium 
Johannis apostoli, CSCO, 115, $yr* % 62 (traduction latine, 116, syr., 
63), 1940. J. B. Chabot, S. Cyrilli Alexandrini commentarli In 
Lucam, CSCO, 70, syr. 27 (traduction latine, R. M, Tonneau, 140, 
syr. t 70), 1912 et 1953; à compléter par: J. M. SauOET, «Nouvelles 
homélies du commentaire sur l'évangile de Luc de Cyrille d'Alexan- 
drie dans leur traduction syriaque», OCA, 197, 1974, p. 439-456 (arti- 
cle qui fait aussi le point de la question). 



B. LA LITURGIE 
I. INTRODUCTION GÉNÉRALE 

L'importance de la prière de l'Église passée ou présente est 
attestée par le nombre considérable de mss liturgiques conser- 
vés ou d'études qui lui sont actuellement consacrées, mais beau- 
coup de celles-ci restent partielles ou incomplètes, d'où la 
lourdeur de la bibliographie ; parmi les ouvrages les plus récents, 
qui apportent des vues d'ensemble, on consultera: 

I. E. Rahmani, Les Liturgies orientales et occidentales, étudiées 
séparément et comparées entre elles, Beyrouth, 1929 (précieux par les 
textes cités). J. M. Hanssens, Insiitutiones lîturgicae de ritibus orien- 
talibus, 3 vol., Université grégorienne, Rome, 1930-1932 (le 1 er vol. 
n'a jamais paru). H. W. Codrington, Studies of the Syrian Litur- 
gies, Londres, 1936-1937, réimpr. de The Eastern Churches Quarterly, 
1936-1937. A. Raes, ïniroductio in titurgiam orientaient Rome, 1947, 
et réimpr, 1962 (excellent). A. A. King, The Rites of Eastern Chris- 
tendom, 2 vol., Rome, 1948; traduction française dans Liturgie 
d'Antioche, rite syrien et ritechaldéen, Tours, Marne, 1967 (à utiliser 
avec précaution). A. Baumstark, Liturgie comparée, 3 e éd. mise à 
jour, pour la bibliographie, par dom B. Botte, Chevetogne, 1953. 
L H. Dalmais, Liturgies d'Orient, Rites et symboles, t. X, Paris, 19S0 
(= Dalmais). Il sera parfois encore utile de recourir aux deux recueils, 
déjà vieillis, de: J.-M. Sauget, Bibliographie des liturgies orientales, 



620 



330 



CHRISTIANISEES ORIENTAUX 



Rome, 1962 (pour les années 1900-1960; classement par matière, index 
par auteur) et de S. Janeras, Bibliografia suite liturgie orientait, 
Rome, 1969 (pour les années 1961-1967; classement par auteur, index 
par matière). Pour les parutions récentes, se reporter aux Bibliogra- 
phies de PdO, 4, 10 et 14 (voir 606) et à P. YOUSIF, A Classified Biblio- 
graphy on the East Syrian Liturgy, Rome, 1990. 

Pour comprendre la signification des fêtes religieuses et des 
célébrations ainsi que leur interprétation théologique, il faut se 
reporter à des écrits de circonstance (voir 622) ou à des œuvres 
du genre de celle-ci : 

\V. F. MACOMBER, Six Explanaiions of ihe Liiurgical Feasts by 
Cyrus of Edessa, CSCO, 355, syr., 155 (traduction anglaise, 356, syr., 
156), 1974. 

Il sera aussi nécessaire de distinguer chaque fois les deux bran- 
ches de la liturgie syriaque (voir 604): syro-occidentale (jaco- 
bite, syrienne et malankare) et syro-orientale (nestorienne, 
chaldéenne et malabare); leur ajouter aussi celle des maroni- 
tes, pour laquelle nos plus anciens documents datent du XV e siè- 
cle, et celle des melkites qui ne suivent le rite byzantin que depuis 
les xr=-XlI e siècles. 

E. TiSSERANT, DTC, 11, 1931, col. 157-323, «(Église) nestorienne». 
DALMAis (voir supra), p. 1 1 (tableau de la filiation des rites orientaux). 



2. LES LIVRES LITURGIQUES 

La liturgie des trois premiers siècles fut à dominante antio- 
chienne; par Jean Chrysostome, elle influença celle de Cons- 
tantinople, et par Théodore de Mopsueste, celle du rameau 
oriental (voir DALMAIS [supra], p. 33, 47 et 48). 

621 a. Les anaphorcs 

Il existe peu d'ouvrages généraux sur la messe ; nous citerons 
seulement deux études sur Pavant-messe. 




LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



331 





P. E, Gemayel, Avant-Messe maronite, histoire et structure, OCA, 
174, 1965. S. H. Jammo, La Structure de la messe chaldéenne du 
début jusqu'à Tanaphore, étude historique, OCA, 207, 1979. 



En revanche, les anaphores, très nombreuses, font l'objet 
actuellement d'éditions critiques et d'études. 

Éd . Anaphorae syriacae quotquot in codicibus adhuc repertae sunt, 
cura P. Institut! studiorum orientalium editae et latine versae, Rome, 
1939 s., I, 1, 2 et 3, II, 1, 2 et 3, et III, 1 (texte syriaque et traduction 
latine) (= Anaphorae syriacae). CR: A. Raes, OCP, 39, 1975, 
p. 511-512: présentation des deux premiers volumes. 

Et. J. M. Sanchez Caro, Eucaristia y Historia de la Saivaciôn. 
Estudio sobre la plegaria eucaristica oriental, Madrid, 1983, CR: 
A. DE HALLEUX, LM t 98, 1985, p. 239-240 : s'adresse non seulement 
aux théologiens mais aussi aux historiens de la liturgie qui y trouve- 
ront une revue soignée de l'état de la recherche concernant l'ensemble 
des anaphores orientales. 

a. L'anaphore proprement antiochienne est celle des douze 
apôtres. 

A. RAES, Anaphorae syriacae, I, 2 (v on supra) > 1940, p. 204-257. 
ID., «L'authenticité de la liturgie byzantine de S. Jean Chrysostome», 
OCP, 24, 1958, p, 5-16. 

La liturgie syrienne a encore reçu comme anaphore type celle 
dite de saint Jacques de Jérusalem, révisée par Jacques d'Édesse 
et dont le premier témoin de l'usage est Jean de Dara (voir infra). 

Éd. F, E. Brightman, Liturgies Eastern and Western, I, Oxford, 
1896 et réimpr. 1965, p. 83-106 (traduction anglaise). O. Heiming, 
Anaphorae syriacae, II, 2 (voir supra), 1953, p. 106-180 (avec traduc- 
tion latine de A. Raes, p. 181-210). J. M. Sauget, «Vestiges d'une 
célébration gréco-syriaque de Tanaphore de saint Jacques», OLA, 18, 
1985, p. 309-345 (texte et traduction latine). 

EL A ces deux éditions excellentes, on ajoutera une explication de 
l' Anaphore de S. Jacques, faite à partir du Missale juxta ritum Eccle- 






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334 



CHRtSTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



335 



622 b. Les rituels 

Consulter les ouvrages généraux: 

J. A. Assemani, Codex liturgicus Ecclesiae universae, 13 vol., 
Rome, 1749-1766, réimpr., Farnborough, 1968-1969 (texte syriaque 
et traduction latine) (reste incomplet). H. Denzinger, Ritus Orien- 
talium, 2 vol., Wûrzburg, 1863-1864, réimpr., Graz, 1961 (comporte 
des traductions inédites de Renaudot). W. de Vries, Sakramenten- 
théologie bei den syrischen Monophysiten, OC A, 125, 1940, dont il 
existe un condensé français dans OS, t. VIII, 1963, n m 31-32, 
p. 261-288. ID., Sakramenientheologie bei den Nestorianern, OCA, 
133, 1947, avec un résumé français dans OS, t. IV, 1959, n° 16, 
p. 471-494. 

L'étude de la liturgie sacramentaire est inégalement dévelop- 
pée : elle reste - sauf pour le baptême et les ordinations — en 
général embryonnaire, surtout chez les Syro-Orientaux. 

• Les rites de V initiation chrétienne sont les mieux connus et 
les plus étudiés; de surcroît, certaines homélies prononcées lors 
de la catéchèse des néophytes nous restituent, sinon le détail des 
cérémonies, du moins l'atmosphère dans laquelle ces dernières 
se déroulaient. 

Éd. G. KhourI-Sarkis, «Prières et cérémonies du baptême, selon 
le rite de l'Église syriaque d'Antioche», OS, t. I, 1956, n° 2, p. 156-184 
(traduction française). G. P. BADGER (voir 621 y), t. II, p. 195-214 
(traduction anglaise du rite nestorien). 

Et. G. Diettrich, Die nestorianische Tau/liturgie ins Deutsche 
ùbersetzt, Giessen, 1903 (étude historico-critique). B. Botte, «Le bap- 
tême dans l'Église syrienne», OS, t. I, 1956, n° 2, p. 137-155. 
A. Mouitanna, Les Rites de l'initiation dans l'Église maronite, OCA, 
212, 1980 (trois sortes de rituels). S. P. Brock a fait de nombreuses 
publications sur le baptême, entre autres TheHoly Spirit in the Syrian 
Baptismal Tradition (The Syrian Churches séries, 9), Poona (Inde), 
1979. 

Homélies. R. Tonneau et R. Devreesse, Les Homélies catéchéii- 
ques de Théodore de Mopsueste, ST, 145, 1949 (16 homélies connues 
dans une tradition syriaque ancienne, dont 10 sur le Credo et 6 sur 
les sacrements). M. Brière et F. Grafein, Homélies cathédrales de 
Sévère d'Antioche (voir 644), pour lesquelles l'aspect baptismal a été 




mis en lumière par 1. H. Dalmais, «Source baptismale et mystère pas- 
cal d'après les homélies de Sévère d'Antioche "sur la préparation 
quadragésimale de l'entrée au baptistère"», PdO, 6-7, 1975-1976, 
p. 349-356. A. Wenger, Jean Chrysostome, huit catéchèses baptis- 
males inédites, SC, 50, 1957 (à rapprocher des textes précédents). 

Deux questions annexes se rattachent à cette initiation bap- 
tismale. La relation du baptême et du sacrement de confirma- 
tion: A. RAES, «Où se trouve la confirmation dans le rite 
syro-oriental», OS, t. I, 1956, n D 3, p. 239-254. La liturgie du 
myron* (huile parfumée): W. Strothmann, Moses bar 
Kepha, Myron-Weihe, GOF, 1, 7, 1973. Id., Synsche Hymnen 
ZUT Myron-Weihe, GOF, I, 16, 1978 (texte et traduction). 
B. Varghese, Les Onctions baptismales dans la tradition 
syrienne, thèse, Paris, 1985. 

• Pour les ordinations, nous disposons seulement de l'impres- 
sion de textes en usage. 

I. VostË, Pontificale juxta riîutn Ecclesiae Syrorum oceidentalium 
id est Antiochiae, 4 fasc, Cité du Vatican, 1941-1944 (traduction latine 
de l'édition de Charfé, 2 vol., 1950-1952, qui serait une compilation 
du pontifical de Michel le Syrien, t 1199); une traduction française 
en a été faite par B. de Smet, OS, t. VIII, 1963, n° 30, p. 165-212, 
présentée par G. Khouri-Sarkis, ibid., p. 137-164. J.-M. Vosté, Pon- 
tificale juxta ritum Syrorum orientalium idest Chaidaeorum, 4 fasc, 
Cité du Vatican, 1937-1938 (traduction latine selon un pontifical 
constitué à partir de mss du XV e siècle pour l'édition projetée du syria- 
que, Rome, 1957); cf. J.-M. VOSTÉ, EL, 53, 1939, p. 3-12. 

• Pour le mariage. 

A. Raes, Le Mariage dans les Églises d'Orient, Chevetogne, 1958. 



c. L'office divin 

Si les éléments de l'office des heures sont partout les mêmes, 
leur disposition varie d'un rite à l'autre. Les Orientaux ne con- 



623 



* Voir Glossaire, en appendice. 



336 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



337 



naissent pas (sauf en grand carême et pour les ermites) les peti- 
tes heures de tierce, sexte et none (Dalmais [voir 620], p. 168 
et 169). 

Éd. Mgr David, Fankit (rite antiochien), 7 vol., Mossoul, 
1886-IS96; une réduction a été faite pour l'Église syro-orthodoxe de 
l'Inde du Sud (malankare), 3 vol. Pampakuda (Inde), 1962-1963; et 
une adaptation anglaise par Francis Acharya: Prayer with the Harp 
ofthe Spirit, 5 vol., Kurisumula Ashram Kerala (Inde), 19S3-1986 (I, 
rénal; II, III, IV, temporal; V, lectionnaire [à paraître]). CR: 
A. DE Halleux, LM, 99, 1986, p. 207-208: impressionnante entre- 
prise, où l'idéal de S. Benoît se trouve heureusement «inculture» à 
la tradition syriaque et à l'hindouisme. The Prayer of the FaithfuL 
according of the Maronite Liturgical Year, 3 vol., New York, 1985 
(traduction anglaise sur le français de P. Gemayel). Breviarum Chal- 
daicum, compilé par P. Bedjan, 3 vol., Paris, 1886-1887, puis 1917, 
et Rome, 1936, dont il existe deux traductions du férial: 
A. J. Mac Lean, East Syrian Daily Offices, Londres, 1894, réimpr., 
Farnborough, 1969; et J, Molitor, Chaldàisches Brevier Ordinarium 
des ostsyrischen Stundengebets iïberselz und erlàutert, Diïsseldorf, 
1961. 






En plus des renvois donnés supra, voir W. Strothmann, Syrische 
Passionslieder t 2 Teile, GOF, I, 32, 1989 (syriaque seulement). 



d. Les lectionnaires 

Ils sont souvent les témoins d'une tradition antérieure qui a 
conservé des fragments de textes perdus : 

F, Burkitt, The Earîy Syriac Lectionary System, Londres, 1923. 
A. Baumstark, Nichfevangeiische syrische Perikopenordnungen des 
ersten Jahriausends, Liturgiegeschiftiche Forschungen, 3, Munster, 
1921. A. VôôBUS, The Lectionary of the Monastery of 'Azizâ'ël in 
Tûr'Abdin, Mesopotamia. A Starthng Depository of the Syro-Hexapla 
Texts. A Fac-Simile Edition ofms Mardin Orih. 47, CSCO, 466, subs. , 
73, 1985 (sans traduction). Id., A Syriac Lectionary from the Church 
of the Forty Martyrs in Mardin, Tûr'Ahdin, Mesopotamia, CSCO, 
485, subs., 76, 1986 (sans traduction). P. Kannookadan, The East 
Syrian Lectionary, Rome, 1991, 



624 



Et. A. Baumstark, Festbrevier und Kirchenjahr der syrischen 
Jakobiten, Studien zur Geschichte und Kultur des Altertums, 3, Pader- 
born, 1910. J. Puyade, «Les heures canoniales syriennes et leur com- 
position», OS, t. III, 1958, n° 12, p. 401-428. J. Tabet, L'Office 
commun maronite; étude du Lityô et du Saprô, Bibliothèque de l'Uni- 
versité St-Esprit, 5, Kaslik (Liban), 1972. R, Taft, The Liturgy of the 
Hours in East and West, Collegeville, 1986, traduction française, Turn- 
hout, 1991. 

L'office fait une place considérable à Phymnodie, en parti- 
culier dans les rites syrien et maronite. Certaines pièces, assez 
longues, furent groupées par Sévère d'Antioche (t 538) 
(voir 644) dans un vaste recueil appelé VOctoêchos compilé 
ensuite par Jacques d'Édesse (t 708) ; nombre d'hymnes syria- 
ques ont été également empruntées à des théologiens poètes tels 
Éphrem (f 373) (voir 632), Jacques de Saroug (t 521) (voir 642), 
Narsaï de Nisibe (t 502) (voir 641) (DALMAIS [op. cit., 620], 
p. 167-168) ou à des maîtres spirituels - souvent nestorîens, 
supérieurs de monastères - qui composèrent des tesbuhtë (pièces 
poétiques) pour le Bréviaire oriental (voir p. ex. : OdU, p. 135, 
136, 137, etc.). 




LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



339 



2. APHRAATE (t APRÈS 345) 



631 



III. LES PÈRES SYRIAQUES 
ET LEURS ŒUVRES 



«Sage persan», probablement évêque, il écrivit 23 Démons- 
trations entre 336 et 345, portant sur des questions métaphysi- 
ques, théologiques et spirituelles. Il y expose aussi une première 
réalisation de vie religieuse, celle des «fils et filles du pacte» 
{Démonstrations, VI, 4), étant par là le premier auteur connu 
de la spiritualité syriaque (voir 663). Dans ces traités, où la pensée 
reste peu élaborée, reposant uniquement sur l'argument d'auto- 
rité de l'Écriture, l'auteur cite en abondance la Psitta (AT), le 
Diatessaron (évangiles) et une vêtus syriaca (Ac et épîtres de Paul) 
(voir PS, I, p. xliv et xlvii). 



A. LES II e , III e ET IV e SIÈCLES 



Ed. I. Parisot, PS, I (en entier), et II, col. 1-489, 1894 et 1907 (avec 
traduction latine) ; M.-L Pierre, Aphraate le sage persan, les expo- 
sés. SC, 349 et 359, 1988 et 1989. 



630 1. BARDESANE (154-222) 

Lettré, homme de cour, ce premier poète chrétien se serait 
laissé entraîner par les théories de Marcion et de Valentin et fut, 
de ce fait, violemment combattu par Éphrem (voir 632). Il aurait 
composé 150 hymnes gnostiques (?) (exemple de pièce sauve- 
gardée dans OS, t. II, 1957, n Q 5, p. 92). Son ouvrage (ou celui 
de son disciple) sur le destin, Le Livre des lois des pays (début 
III e siècle) est un dialogue affirmant l'existence d'un Dieu créa- 
teur, unique et incréé, et montrant l'homme soumis à la nature 
et aux astres, mais jouissant d'un libre arbitre. 

Éd, F. Nau, Bardesane l'Astrologue, le «Livre des lois des pays», 
Paris, 1899 (texte avec traduction française). Id., PS, II, col. 490-658, 
Paris, 1907 (avec traduction latine), 

Et. H. J. W. Drijvers, Bardaisan of Edessa, Assen, 1966. Id., 
TRE, 5, 1979, p. 206-212: vues synthétiques. B. Ehlers (Aland), 
Mani und Bardesanes. Zur Entstehung des mamehaischen Systems, 
Synkretismus im syrisch-persischen Kulturgebiet, 1971, p. 123-143 (voit 
en lui un gnostique). 




Et. I, Hausherr, DSpir, 1, 1937, col. 746-752, et en particulier 
col. 747 (sur les fils et Filles du pacte) et col. 752 (liste des travaux con- 
sacrés à A.). J. Neusner, Aphrahat and Judaism, Leyde, 1971 
(judaïsme rabbinique et christianisme primitif). T. BAARDA, The Gos- 
pel Quotations of Aphrahat the Persîan Sage, 2 vol., Amsterdam, 1975. 
R. J. Owens, The Genesis and Exodtis Citations oj Aphrahat the Per- 
sîan Sage, Monographs of the Peshitta Institute, 3, Leyde, 1983. 






3. EPHREM DE NISIBE (3067-373) 

Diacre, originaire de Nisibe, il vint à Édessc après la défaite 
de l'empereur Julien (363). Il est probablement l'un des plus 
grands poètes de l'âge patristique. 

Les récits concernant sa vie restent sujets à caution; OdU, p. 57, 
donne une liste de ces «biographies». 

Et. A. de Halleux, «Saint Éphrem le Syrien», Revue théologi- 
que de Louvain, 14, 1983, p. 328-355 (l'étude la plus complète et la 
plus à jour). 



632 



340 



CHRISTIAN1SMES ORIENTAUX 



Ses écrits, très abondants, vont des traités aux morceaux de 
poésie, domaine privilégié des Syriens, où il excella. Sa produc- 
tion, toujours à teneur doctrinale, comprend deux catégories 
de pièces : soit les madrasë (hymnes), en vers de 4, 5, 6 ou 7 pieds 
syllabiques groupés en strophes avec parfois un refrain, qui 
étaient vraisemblablement chantés puisque nous leur connais- 
sons des tons (qolë) ; soit les mimrë (homélies métriques), com- 
posés de distiques de vers à 5, 6, 7 ou 12 syllabes. Une variété 
du genre, les dialogues des sugiatà, semble avoir une origine 
orientale; on trouvera un exemple de ces «disputes» dans OS, 
t. III, 1958, n° 12, p. 443-452. 

Ces morceaux, essentiellement descriptifs, au vocabulaire riche 
et coloré, usent avec abondance du symbolisme. Une bonne 
introduction à la richesse de ces créations et à leur caractère allu- 
sif se trouve dans les ouvrages suivants : 



R. Murray, Symbols ofChurch and K'mgdom, Cambridge et Lon- 
dres, 1975 (une mine d'aperçus sur l'art de la typologie appliquée à 
la théologie) ; à compléter par Id., OCP, 30, 1964, p. 315-362, et PdO, 
6-1, 1975-1976, p. 1-20. Sur un point particulier, illustrant bien la 
méthode : F. Graffin, Recherches sur le thème de l'Église épouse dans 
les liturgies et la littérature de langue syriaque, OS, t. III, 1958, n° 11, 
p. 317-336. 

Beaucoup d'oeuvres ayant été mises sous le patronage d'Éph- 
rem, il faut toujours se poser la question de leur authenticité. 
A ce sujet, plusieurs positions ont été adoptées : la plus sûre et 
la pïus claire, tout en étant nuancée, semble être celle de 
E. BECK, DSpir, 4, 1, 1960, col. 790, qu'il faut compléter par 
les positions ultérieures du même auteur. Pour les pièces poéti- 
ques, cette liste est appuyée par un texte retrouvé par 
A. DE Halleux dans un ms. au moins du vn c siècle: «Une clé 
pour les hymnes d'Éphrem dans le ms. Sinaï syr. 10», LM, 85, 
1972, p. 171-199, et dont le même auteur a donné un commen- 
taire: «La transmission des hymnes d'Éphrem d'après le ms. 
Sinaï syr. 10, f° 165 v°-178 r°», Symposium syhacum 1972, 
OCA, 197, 1974, p. 21-63. 

Pour les nombreuses versions des oeuvres d'Éphrem - grec- 
ques, arméniennes, slaves... - , nous renvoyons à OdU, p. 60, 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



341 



à la CPG, t. II, 3905-4175, 1974, et à l'étude de A. de Hal- 
leux (voir supra), p. 338-343. 



Éd. générales. Ensemble de pièces qui ne sont pas toutes d'Éphrem, 
avec une traduction latine assez libre: J. 3. Assemani, S. Patris nostri 
Ephraem syri opéra omnia quae extant [,..] syr i ace- latine, vol. I, II, 
III, Rome, 1737-1743, dont on trouvera une traduction anglaise de 
32 pièces dans J. B. Morris, Select Works ofS. Ephrem the Syrian, 
Oxford, 1847, et un index des œuvres dans F. C* Burkitt, St Eph- 
raim's Quotations from the Gospel, Cambridge, 1901, p. 5-22. 
J, J. Overbeck, S. Ephraemi syri, Rabulae episcopi edesseni, Balaei 
aliorumque opéra selecta, Oxford, 1865, p. 3-156 et 339-354 (choix 
de textes de grand intérêt mais sans traduction). P. Zingerle, Monu- 
menta syriaca, I, Innsbruck, 1869, p. 4-12. Th. J. Lamy, S. Ephraemi 
syri hymni et sermones, 4 vol., Malines, 1882-1902. K. E. Me Vey, 
Ephrem the Syrian, Hymns, New York. Mahwah, 1989 (traduction 
anglaise des hymnes Sur la nativité, Contre Julien, et Sur la virginité). 

Éd. particulières. 

A. Exégèse. 1. R. M. TONNEAU, S.E. syri in Gn et in Ex Commen- 
tant, CSCO, 152, syr., 71 (traduction latine 153, syr., 72), 1955 et 
réimpr. 1965, pour lesquels il faut ajouter les remarques de 
T. JANSMA, OC, 56, 1972, p. 59-79, et OCP, 37, 1971, p. 295-316. 
Le reste des commentaires n'est pas reconnu comme authentique, à 
part quelques vestiges (?) dans la chaîne du moine Sévère (voir 615) 
et dans une autre chaîne sur le Pentateuque, conservée en arménien. 
II existe aussi un Commentaire sur Job, également en arménien 
(voir Chu Rengux, «Vers le "Commentaire de Job*', d'Éphrem de 
Nisibc», PdO, 6-7, 1975-1976, p. 63-68. 2. Pour le Diatessaron uti- 
lisé par Ephrem, se reporter aux éditions bibliques (voir 610), ainsi 
qu'aux études de L. Leloir, dont Le Témoignage d'Éphrem sur le 
«Diatessaron», CSCO, 227 ', subs., 19, 1962. 3. On trouvera quelques 
vestiges (authentiques?) sur le Prologue de Jean dans Th. J. Lamy 
(voir supra), t. II, col. 511-516; pour Ac et les épîtres de Paul, 
voir l'arménien (voir OdU, p. 63-64). 

B. Théologie. Une bonne vue d'ensemble est donnée par 
A. DE Halleux, «Mar Ephrem, théologien», PdO, 4, 1973, p. 35-54 
(cf. aussi Id., «Saint Ephrem le Syrien», voir supra). - 
1. Apologétique et polémique. C. W. Mitchell, A. A, Bevan et 
F + C, Burkitt, S. Ephraim's Prose Réfutations oj Mani, Marcion and 
Bardaisan, 2 vol., Londres, 1912 et 1921 (avec traduction anglaise), 
réimpr., Farnborough, 1969. Il faut joindre à cette édition l'étude de 
E. Beck, Ephrâms Pofetnik gegen Mani und die Manichaër îm Rah- 



342 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



343 



men der zeitgenôssischen griechîschen Polemik und der des Augusti- 
nus, CSCO, 391, subs., 55, 1978 (qui constitue une anthologie mais 
sans analyse; cf. M. Tardieu, REAug, 25, 1979, p. 245-248). Les édi- 
tions récentes sont presque toutes de E. Beck, avec une traduction alle- 
mande: les 56 Hymnes Contra Haereses, CSCO, 169, syr., 76 
(traduction, 170, syr., 77), 1957. Les 87 Hymnes De Fide, CSCO, 154, 
syr., 73 (traduction, 155, syr., 74), 1955. Les 6 Sermons De Fide, 
CSCO, 212, syr., 88 (traduction, 213, syr., 89), 1961. Les 4 Hymnes 
Contra Mkmum, CSCO, 174, syr., 78 (traduction, 175, syr., 79), 1957. 
- 2. Théologie et christologie. Le Sermon De Domino nostro, CSCO, 
270, syr., 116 (traduction, 271, syr,, 117), 1966. Sur l'emploi des com- 
paraisons relationnelles, on consultera: E. Beck, CSCO, 425, 
subs., 62, 1981. - 3. Eschatologie. Les 15 Hymnes De Paradiso, 
CSCO, 174, syr,, 78 (traduction, 175, syr., 79), 1957; traduction fran- 
çaise, R. Lavhnant, SC, 137, et partielle dans OS, t. V, 1960, n° 17 
p. 33-46 (hymnes 1, 2 et 7). Lettre à Pubîîus, S. Brock, «Ephrern's 
Letter to Publius», LM, 89, 1976, p. 261-305, et son commentaire, 
dans PdO, 4, 1973, p. 317-323. - 4. Spiritualité. Les 52 Hymnes De 
Ecclesia, CSCO, 198, syr., 84 (traduction, 199, syr., 85), 1960. Les 
52 Hymnes De Virginate, CSCO, 223, syr., 94 (traduction, 224, syr., 
95), 1962; M.-J. Pierre, POC, 85, 1985, p. 258-263 (traduction fran- 
çaise de 2 hymnes). Les 15 Hymnes auf Abraham Kidunaya et les 24 
auf Jutianos Saba t CSCO, 322, syr., 140 (traduction, 323, syr., 141), 
1972. Lettre aux Montagnards, J. J. Overbeck, p. 113-131, si elle est 
bien de lui (A. VôôBUS, A Letter ofEph. to the Moutaineers. A Lite- 
rary Critical Contribution to Syriac Patristic Literature, Pinneberg, 
1947, défend son authenticité, contre E. Beck; E. G. Mathews, LM, 
103 (1990), p. 91-110: elle pourrait être d'Isaac d'Antioche). - 
5. Liturgie. Les 16 Hymnes De Nativitate (Epiphania), CSCO, 186, 
syr., 82 (traduction, 187, syr., 83), 1959. Le Dejejunio, CSCO, 246, 
syr., 106 (traduction, 247, syr., 107), 1964. Sur les Hymnes pascales 
DeAzymis, De Crucifixione, De Resurrectione, CSCO, 248, syr., 108 
(traduction, 249, syr., 109), 1964; G. A. M. Rouwhorst, Les 
Hymnes pascales d'Éphrem de Nisibe, 2 vol., Leyde, 1989 (traduction 
française et étude). Les Sermons In Hebdomadam sanciam, CSCO, 
412, syr,, 181 (traduction, 413, syr., 182), 1979. Autres Sermones, 
CSCO, 305, syr., 130, 311, syr., 134, 320, .sy/-., 138, et 334, syr., 148 
(traduction, 306, syr., 131, 312, syr., 135» 321, syr., 139 et 335, syr., 
149), 1969, 1970, 1972 et 1973. - 6. Divers. Les 77 Carmina Nisibena, 
CSCO, 218, syr., 92 (traduction, 219, syr., 93), et 240, syr. 102 (tra- 
duction, 241, syr., 103), 1961 et 1963 (contenant des détails autobio- 
graphiques et historiques); P. Fhégali et C. Navarre, Saint Éphrem, 
les chants de Nisibe, Paris, 1989 (traduction française). Sur la chute 
de Nicomédie, voir l'arménien: Ch. Renoux, Éphrem de Nisibe. 
Memré sur Nicomédie, PO, 37, fasc. 2 et 3, n os 172-173, 1975 (armé- 



nien et syriaque avec traduction française). Suppléments: CSCO, 363, 
syr., 159 (traduction, 364, syr., 160), 1975. 

Et. Elles sont très nombreuses ; nous ne pouvons que citer, en plus 
des histoires littéraires générales (voir 606), le volume consacré au 
16 e centenaire de saint Éphrem (373-1973), PdO, 4, 1973, où l'on trou- 
vera les derniers articles bibliographiques: de M. P. Roncaglia, 
p. 343-370, et de K. Samir, ibid., p. 371-391 ; à compléter par ceux 
de J. Melkï, PdO, 11, 1983, p. 11-15. Il faut encore ajouter les publi- 
cations récentes de Tr. Kronholm, Motifs from Genesis i-îi in the 
Genuine Hymns of Ephrem the Syrian with Particuliar Référence to 
the Influence ofJewish Exegetical Tradition, Conjectanea Biblica. Oid 
Testament Séries, 6, Lund, 1978 ; de J. Martikainen, Das Bôse und 
der Teufeîinder Théologie Ephraems des Syrers, Akademi Forsknings- 
instîtut, 32, Âbo (Finlande), 1978. CR: (des deux derniers ouvrages): 
A. de Halleux, LU, 93, 1980, p. 180-185; de T. Bou Mansour, 
«La liberté chez Éphrem le Syrien», PdO, 11, 1983, p. 89-156, et 12, 
1984-1985, p. 3-89 et Id., La Pensée symbolique de saint Éphrem le 
Syrien, Bibliothèque de l'université Saint-Esprit, 16, Kaslik, Liban, 
1988. CR: R. Lavenant, OCP, 56, 1990, p. 256-257 (impressionnante 
étude ayant recours à la pensée symbolique contemporaine); de 
P. YOUSIF, L'Eucharistie chez S. Éphrem de Nisibe, OCA, 224, Rome, 
1984. CR: A. DE Halleux, LM, 99, 1986, p. 209-212: une appro- 
che synthétique et chaleureuse; et de S. P. Brôck, L'Œil de lumière. 
La vision spirituelle de saint Éphrem, Spiritualité orientale, 50, 
Bégrolles-en-Mauges, 1991. 



4. LE PSEUDO-MACAIRE (t ENV. 390) 

Cette œuvre grecque, conservée partiellement dans des ver- 
sions syriaques du vn e siècle, a toujours été mise sous le nom 
du moine égyptien Macaire; de nos jours, certains critiques 
l'attribuent à Syméon de Mésopotamie, moine rnessalien. 

Pour une vue d'ensemble de l'œuvre. V. Desprez, Pseudo-Macaire, 
œuvres spirituelles, I, SC, 275, Paris, 1980 (21 pièces peu étudiées), 
et DSpir, 10, 1980, col. 20-27 (article général). P. DESEILLE, 
Les Homélies spirituelles de saint Macaire. Le Saint-Esprit et le 
chrétien. Spiritualité orientale, 40, Bégrolles-en-Mauges, 1984 (traduc- 
tion française avec introduction et notes des 50 homélies les plus 
connues). 



633 



344 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



345 



Pour le texte syriaque. W. STROTHMANN, Die syrische Uberliefe- 
rung der Schriften des Makarios, 2 vol., GOF, I, 21, 1981 (I, texte 
syriaque; II, traduction allemande). 



634 5. LE «LIVRE DES DEGRÉS» (FIN IV- SIÈCLE) 

Cet ouvrage, qui distingue les «parfaits » des «justes», décrit 
la vie d'une Église primitive peu connue, cependant d'inspira- 
tion orthodoxe, non messalienne. 

Éd. M. Kmoskô, PS, III (en entier), 1926 (texte syriaque et traduc- 
tion latine). M.-J. Pierre, traduction française à paraître dans les SC. 

Et. M. Kmoskô, ibid. (écrit messalien). A. Vôôbus, History of 
Asceticism in the Syrian Orient (voir 663), I, CSCO, 184, subs., 14, 
1958, p. 178-184, et 190-197; A. GUILLAUMONT, DSpir, 9, 1976, 
col. 749-754 (non messalien); voir aussi Id., DSpir, 10, 1980, 
col. 1079, «Messaliens». A. Kowalski, Perfezione e giustizia di 
Adamo nel liber Graduum, OCA, 232, Rome, 1989. 



635 6. CYRILLONAS (FIN IV e SIÈCLE) 

Il composa des poèmes qui restent pleins de charme. 

G, Bickell a édité et traduit ses œuvres en allemand, dès 1872-1873 
(voir OdU, p. 87). C. Vona, / Cartni di Cirillona, Studio introdut- 
tivo, Traduzione, Commenta, Desclée, 1963, publie une version ita- 
lienne, accompagnée de la première étude d'ensemble, excellente, de 
6 poèmes pour lesquels F. Graffin, OS, t. X, 1965, n° 39, p. 307-330, 
donne le français pour deux d'entre eux. La nouvelle traduction fran- 
çaise intégrale de D. Cerbelaud, Cyrilionas. L'agneau véritable. 
Hymnes, cantiques et homélies, Chevetogne, collection «L'esprit et 
le feu», 1984, est décevante par sa réduction en prose (malgré le CR 
favorable de A. DE Halleux, LM, 98, 1985, p. 237-238, qui consi- 
dère surtout le point de vue théologique). 










7. ËVAGRE LE PONTIQUE (+ 399) 636 

Évagre, considéré comme «le maître par excellence de la doc- 
trine ascétique et mystique», exerça, par ses écrits qui furent 
presque tous traduits en syriaque, une influence considérable 
sur la grande floraison des spirituels syro -orientaux des 
vn c -Vlll c siècles (voir 663). Parmi les oeuvres d'Évagre, le Gnos- 
ticos, VAntirrhéticos, les 62 Lettres, de même que les Kepha- 
laia gnostica - son principal ouvrage portant sur la 
métaphysique - sont perdus en grec mais conservés en syria- 
que et en arménien (CFG, t. II, respectivement 2431, 2434, 2437 
et 2432). Les Kephalaia, en outre, ont été commentés, tant du 
côté syro-oriental qu'occidental, par Babaï le Grand (t 638) dans 
un sens mystique (voir 647), par Jacques d'Édesse (?) (t 708) 
(voir 650), peut-être par Joseph Hazzaya (t av. 786) (voir 652) 
et enfin par Denys bar Salibi {t 1 171) (voir 654), de façon plus 
littérale et exégétique (texte inédit). 

Éd. A. Guillaumont, Les Six Centuries des «Kephalaia gnostica» 
d'Évagre le Pontique, PO, 28 , fasc. l,n° 134, 1958, réimpr. 1977 (texte 
syriaque et traduction française). A. et C. Guillaumont, Évagre le 
Poniique. Le gnostique, SC, 356, Paris, 1989. 

Et. A. et C. Guillaumont, «Évagre le Pontique», DSpir, 4, 2, 
1961, col. 1731-1744. A. Guillaumont, «Les «Kephalaia Gnostica» 
d'Évagre le Pontique et l'histoire de l'origénisme chez les Grecs et chez 
les Syriens, Paris, 1962. G. BUNGE, Evagrios Pontikos, Briefeausder 
Wiïste, Sophia, Quelien ôsflicher Théologie, 24, Trêves, 1986. 



B. LES V e ET VI e SIÈCLES 

1. BALAÏ (t APR. 432) 637 

Nous citerons ce poète, car son nom est attaché au vers de 

5 pieds. 

J. J. Overbeck, S, Ephraemi syri, Rabulae episcopi edesseni, 
Baiaei aliorumque opéra selecta, Oxford, 1865, p. 249-336 (syriaque 
seulement); P. S. Landersdorfer, Ausgewâhlte Gedichie des Cho- 
repiskopus Balàus, BKV 2 , 6, 1913, p. 55-99 (traduction allemande 



346 



CHR1STIANISMES ORIENTAUX 



seule). F. Graffin, « Poème de Mar Balaï pour la dédicace de l'église 
de Qennesnn», PdO, 10, 1981-1982, p. 103-121 (traduction fran- 
çaise). 



638 



2. RABBOULA D'EDESSE (f 435) 



Païen converti, ascète sévère, évêque à la très grande charité, 
il lutta tout d'abord pour, puis contre le parti oriental qui s'ins- 
tallait à Édesse (voir 604). En dehors de ses Régies (voir 666 7), 
il rédigea contre le diphysîsme plusieurs écrits en grec, conser- 
vés seulement en syriaque, et traduisit en cette langue des œuvres 
de Cyrille d'Alexandrie ; c'est probablement à l'occasion de son 
revirement qu'il interdit l'usage du Diatessaron au profit des 
Évangiles séparés (voir 610). 

Éd. J. J. Overbeck, S. Ephraemi syri f Rabulae episcopi edesseni, 
Balaei f...] (voir 637), p. 222-244 (texte syriaque). G. BlCKELL, Aus- 
gewahlte Schriften der syrischen Kirchenvàter, BKV, 1874, p. 244-258 
(lettres, traduction allemande seule). P. E. Pusey, S.P.N. Cyrilli 
archiepiscopi Alexandrin^ VII, De recta fide ad ïmperatorem; De 
Incarnations unigeniti dialogus, Oxford, 1877, p. 1-153 (textes syria- 
que et grec); réimpr., Bruxelles, 1965. 

Et. G. G. Blum, Rabbula von Edessa, Der Christ, der Bishof, der 
Theologe, CSCO, 300, subs., 34, 1969; F. Graffin, DSpir, 13, 1988, 
col. 12-14. 



639 



3. JEAN (LE SOLITAIRE) D'APAMÉE (V e SIECLE) 



Ce moine, dont les écrits eurent beaucoup d'influence, 
s'appuyant sur la division tripartite de l'homme, conformément 
(?) à Paul (1 Th 5, 23), introduisit dans la description de la vie 
spirituelle les degrés corporel» psychique et spirituel (Dialogue 
sur rame). Sa spiritualité repose sur son espérance dans la vie 
du monde à venir, 



Éd. Parmi la masse considérable des œuvres attribuées à Jean 
d'Apamée sont édités : 1 Dialogue sur l'âme et les passions des hom- 
mes: Sven Dederinc, Johannes von Lycopolis, E'm Dialog ùber die 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



347 



Seeie und die Affekte des Menschen, Uppsala, 1936, dont il existe une 
traduction française de I. Hausherr, OCA, 120, 1939. 3 Lettres: 
L. G. Rignell, Briefe von Johannes dem Einsiedler, Lund, 1941 (avec 
une traduction allemande des deux premières, un résumé de la troi- 
sième). 3 Traités: L. G. Rignell, Drei Traktate von Johannes dem 
Einsiedler, Lund, 1960 (avec traduction allemande). 11 nouvelles piè- 
ces (6 Dialogues, 2 Lettres et 3 Traités): W. Strothmann, Sechs Ge- 
spràche mit Thomasios, Der Briefewechsel zwischen Thomasios und 
Johannes und Drei an Thomasios gerichtete Abhandlungen, Patris- 
tische Texte und Studien, 11, Berlin, 1972 (avec traduction allemande). 
R. Lavenant, Jean d'Apamée, dialogues et traités, SC, 311, 1984, 
p. 47-170 (traduction française de ces 1 1 pièces). S. P. Brock «John 
the Solitary, on Prayer», JTS, 30, 1979, p. 84-101 (sur la prière silen- 
cieuse: texte syriaque et traduction anglaise). Pour les commentaires 
bibliques, voir 616 b. 

Éu R. Lavenant, «Le problème de Jean d'Apamée», OCP, 46, 
1980, p. 367-390 (sur l'identité contestée de l'auteur). A. DE Halleux, 
«La Christologie de Jean le Solitaire», LM, 94, 1981, p. 5-36. 
R. Lavenant, voir supra, p* 1-46 (commentaire sur la bibliographie). 



4, ISAAC D'ANTIOCHE (V e SIECLE) 



640 



Sous ce nom, il faut distinguer trois auteurs que nous ne pré- 
sentons pas séparément ici, car l'édition et l'étude de leurs œuvres 
doivent précéder les attributions respectives de celles-ci. 

Éd. G. Bickell, S. Isaaci Antiocheni Doctoris syrorum opéra 
omnia, /.../ syriace, arabieeque primus edidit, latine vertit [,.J t 2 vol., 
Giessen, 1873-1877 (37 homélies sur les 200 connues sous ce nom; texte 
et traduction latine). P. Bedjan, Homiliae sancti L syriA,, I, Paris, 
1903 (67 homélies ; texte syriaque seul). S. Kazan, « I. of A. 's Homily 
against the Jews», OC, 45, 1961, p. 30-53; 46, 1962, p. 87-98; 47, 
1963, p. 89-97 (avec traduction anglaise). P. FÉGHALI, «Isaac d'Antio- 
che, poème sur l'incarnation du Verbe » t PdO> 10, 1981-1982, p. 79-102 
(traduction française); Id., «ïsaac d'Antioche, une hymne sur l'incar- 
nation», PdO, 11, 1983, p. 201-222 (traduction française). 



Et. F. Graffin, Dspir, 7, 1971, p. 2010-2011. S. P. Brock, «The 
Published Verse Homilies of Isaac of Antioch, Jacob of Serugh and 
Narsaï: index of incipits», Journal of semitic studies, 32, 1987, 
p. 279-313 (le classement alphabétique de 541 homélies avec renvois 

aux éditions ou traductions). 



348 



CHRISTIANISME ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



349 



641 5. NARSAÏ (399 - ENV. 502) 

Recteur pendant vingt ans de l'École des Perses à Édessc (voir 
646 a), puis fondateur de l'École de Nisibe (en 457), il fut 
l'auteur, dit-on, de 360 écrits poétiques {BO, III, 1 , p. 65) d'ins- 
piration nestorienne, sur les mètres de 7 et surtout de 12 syllabes. 

Éd. A. Mingana, N. doctoris syri homiliae et carmina primo édita, 
2 vol., Mossoul, 1905 (47 pièces seulement sur les 82 conservées, et 
sans traduction). P. GiGNOUX, Homélies de Narsaïsur ta création, PO, 
34, fasc. 3-4, n os 161-162, 1968 (6 homélies constituant VHexaeme- 
ron, voir 616 p). F. G. Me Leod, Narsai's Metricai Homilies on the 
Nativity, Epiphany, Passion, Résurrection and Ascension, PO, 40, 
fasc. 1, n° 182, 1979. E. P. SlMAN, Narsaï, cinq homélies sur tes para- 
boles évangéliques, Paris, 1984 (texte d'un ms. de Téhéran et tra- 
duction). 

El. A. Guillaumont, OS, L 1, 1956, n° 2, p. 189-207 (avec tra- 
duction française d'une homélie baptismale). P. Kruger, «Traduc- 
tion et commentaire de l'homélie de Narsaï sur les martyrs », OS, t. III, 
1958, n° II, p. 299-316. T. Jansma, «Narsaï and Ephracm», PdO, 
1, 1970, p. 49-68 (sur l'influence de ce dernier sur Narsaï). 
P. GlGNOUX, DSpir, 11, 1982, col. 39-41. S. P, BROCK, «The Publis- 
hed Verse {...]», voir 640. 



642 6. JACQUES DE SAROUG (449-52]) 

Chorévêque puis évêque de Batna de Saroug, il fut avant 
tout - et sa Correspondance le montre - un pasteur soucieux 
d'enseigner et de convertir à la vraie foi (monophysite modé- 
rée). Imitateur, parmi beaucoup d'autres, d'Éphrem, il fit usage 
principalement des mimrë, écrits avec un abondant vocabulaire 
concret et l'emploi de métaphores à sens typologique. Très goûté 
de ses contemporains, beaucoup de ses œuvres ont été adaptées 
dans un but liturgique (voir 623). 

Éd. Textes poétiques. P. Bedjan, Homiliae selectae Mar Jacobi 
sarugensis, 5 vol., Paris et Leipzig, 1905-1910 (195 pièces, sur les 
212 connues, syriaque sans traduction) dont les 7 homélies, t. III, 
p. 1-151, forment VHexaemeron, voir 616 [3. W. Strothmann, Jakob 
von Sarug. Der Prophet Hosea, GOF t I, 5, 1973 (édition critique et 
traduction allemande). ID., Drei Gedichte ùber den Apostel Thomas 







in Inden, GOF, I, 12, 1976. M. Albert, Jacques de Saroug, homé- 
lies contre tes Juifs, PO, 38, fasc. 1, n° 174, 1976. F. Rilliet, Jac- 
ques de Saroug. Six homélies /estâtes en prose, PO, 43 fasc, 4, n° 196, 
1986. K. Alwan, Jacques de Saroug. Quatre homélies métriques sur 
la création, CSCO f 508, $yr.»2t4 (traduction française, 509, syr., 215), 
1989. Lettres. G. Oljnder, lacobi Sarugensis, epistulae quotquot 
supersunt, CSCO, 110, syr., 57, 1937, réimpr., 1952 (traduction en 
cours). 

Et. T. Jansma, «L" l Hexaemeron" de Jacques de Saroug», OS, 
t. IV, 1959, n° 13, 14 et 15, p. 3-42, 129-162 et 253-284 (excellente 
introduction à tous les ouvrages syriaques similaires). A. VÔÔBUS, 
Handschriftliche Oberlieferung derMëmrë-Dichtimg des Ja'qôb von 
Sera g, CSCO, 344-345 et 421-422, subs., 39-40 et 60-61, 1973 et 19S0 
(malheureusement sans les incipit ni les desinit, ni aucun colophon). 
F. Graffin, DSpir, 8, 1974, col. 56-60 (liste des œuvres et bonne 
bibliographie). K. Alwan, PdO, 13, 1986, p. 313-384 (bibliographie 
générale). S. P. Brock, «The Published Verse [...]», voir 640. 



7. PHILOXÈNE DE MABBOUG (t 523) 

Nous avons déjà vu ses activités d'exégète et de réviseur des 
Écritures (voir 611), justifiées par les exigences d'une pensée 
rigoureuse qu'il appliqua en particulier à combattre les théolo- 
giens diphysites. Parmi ses nombreux ouvrages, il écrivit 13 Mim- 
rë sur la perfection chrétienne et des traités théologiques 
importants (3 Livres des sentences et 10 Mimrë contre ILabib), 
rédigés dans un style ample et harmonieux qui fait de cet écri- 
vain l'un des meilleurs prosateurs syriaques. Ses 26 Lettres ont 
une portée dogmatique et spirituelle, dont Tune des plus remar- 
quables est celle adressée à Patrice d'Édesse. 

Éd. Mimrë, parénétiques; W. Budge, The Discourses of Phitoxe- 
nus bishop of Mabbôgh AD 485-519..., 2 vol., I, texte, II, traduction 
anglaise, Londres, 1894, E. Lemoine, Philoxène de Mabboug, Homé- 
lies, SC, 44, 1956 (traduction française). De Trinitate et ïncarnatione 
(ou Livres des sentences): A. Vaschalde, CSCO, 9, syr. t 9 (traduc- 
tion latine, 10, syr. t 10), 1907. Dissertationes decem de Uno e sancta 
Trinitate incorporato et passa (ou Mimrë contre Habib): M. BRI ÈRE 
puis F. Graffin, PO, 15, fasc. 4, n° 75, 1920 {Diss. 1 et 2 avec tra- 
duction latine); 38, fasc. 3, n° 176, 1977 (Diss. 3, 4 et 5 avec traduc- 



643 



350 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



tion latine); 39, fasc. 4, n° 181, 1979 (Dm. 6, 7 et 8, avec traduction 
française) ; 40, fasc. 2, n° 183, 1980 {Diss. 9 et 10 avec traduction fran- 
çaise); 41, fasc. 1, n° 186, 1982 (Appendices, avec traduction fran- 
çaise). Pour les Lettres, cf. la bibliographie de A. de Halleux (voir 
iftfr&h à compléter par R. La venant, La Lettre à Patricius de Phi- 
loxène de Mabboug, PO, 30, fasc. 5, n° 147, 1963 (texte et traduc- 
tion française) ; A. DE Halleux, « La deuxième lettre au monastère 
de Beit Gaugal», LM, 96, 1983, p. 5-79 (texte et traduction française); 
une 27 e Lettre sur les trois degrés de la vie monastique semble devoir 
être attribuée à Joseph Hazzaya (voir 652). 

Et. A. de Halleux, Philoxène de Mabboug, Louvain, 1963 (l'étude 
la plus complète et la plus fouillée qui existe), et Id., EU de Qarta- 
mln, mëmra sur P. de M., CSCO, 233, syr., 100 (traduction française, 
234, syr., 101), 1963 (sur la vie de Philoxène). F. Graffïn, Dspir, 12, 
1984, p. 1392-1397. G. Lardreau, Discours philosophique et discours 
spirituel, Paris, 1985 (un effort très remarquable pour traduire une 
pensée orientale dans des catégories modernes). CR: 
G, M. de Durand, PSPT, 70, 1986, p. 620-623 et M. Albert, OCP, 
53, 2, 1987, p. 483-487. 



644 



8. SÉVÈRE D'ANTIOCHE (t 538) 



Les œuvres grecques de ce patriarche ont presque totalement 
disparu, mais ont été souvent conservées dans 2 traductions syria- 
ques dont l'une, de Jacques d'Édesse, très littérale (voir PO, 
29, fasc. I, n° 138, p. 34). 

Éd. De manière générale se reporter à CPG, t. III, 7022-7081 (par- 
ticulièrement 7035 pour les 125 Homélies cathédrales, 7070 pour les 
Lettres et 7072 pour les Hymnes liturgiques), voir aussi OdU, p. 180 

et 245-246. 



Pour les textes syriaques, on consultera: Homélies cathédrales: 
M. Brière, F. Graffïn et alii, échelonnées dans PO, depuis le t. 4, 
fasc. l,n° 15 jusqu'au t. 38, fasc. 2, n° 175, 1906-1977 (avec traduc- 
tion française). Lettres: E. W. Brooks, The Sixth Book oj the Select 
Letters of Severus Patriarch ofAntioch in the Syriac Version ofAtha- 
nasius of Nisibis, I, textes en 2 parties, II, traduction anglaise en 
2 parties, Londres, 1902-1904; réimpr., 2 vol., Farnborough, 1969. 
ID., A Collection of Letters of Severus ofAntioch, PO t 12, fasc. 2, 
n° 58, et 14, fasc. 1, n° 67, 1915 et 1920 (avec traduction anglaise). 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



351 



S. P. Brock, Some New Letters of the Patriarch Severos, TU, 1 15, 
1975, p. 17-24. Hymnes: E. W. BROOKS, The Hymns of Severus and 
Others in the Syriac Version ofPaul ofEdessa (sic) as Revised by James 
ofEdessa, PO, 6, fasc. 1 , n° 26, et 7, fasc. 5, n° 35, 1909 et 191 1 (avec 
traduction anglaise). 

EL F. Graffïn, Dspir, 14, 1989, p. 748-751. 



9. ETIENNE BAR SUDAÏLI (t VERS 543) 



645 



A ce moine d'Édesse, imbu des doctrines origénistes dont il 
représente l'évolution extrême, et qu'il connut à travers les 
œuvres d'Évagre, on attribue la paternité de l'écrit mystique 
appelé le Livre de Hiérothée. 

Éd. F. S. Marsh, The Book which is Called the Book ofthe Holy 
Hioretheos [...], Londres et Oxford, 1927 (avec traduction anglaise 
et complété d'extraits de Théodore d'Antioche et de Bar Hebraeus), 
réimpr., Farnborough, 1969 et Amsterdam, 1979. 

Et. A. L. Frothingham, Stephen Bar Sudaïli the Syrian Mystic 
and the Book of Hierotheos, Leyde, 1886(2 lettres de réfutation adres- 
sées, l'une aux prêtres Abraham et Oreste par Philoxène de Mabboug 
et l'autre à Etienne bar Sudaïli par Jacques de Saroug, texte syriaque 
et traduction anglaise). A. Guillaumont, DSpir, 4, 2, 1961, 
col. I48LI488. A compléter par T. JANSMA, «Philoxenus* Letter to 
Abraham and Orestes concerning Stephen bar Sudaïli», LM, 87, 1974, 
p. 70-86 (corrections à apporter à l'édition de Frothingham). 



10. L'ÉCOLE DES PERSES ET LES TRAVAUX SCIENTIFIQUES 646 



a. L'École des Perses 



Fondée peut-être par Tcvêque Jacques (f 338), à Nisibe, ou 
plus sûrement, à la fin du IV e siècle, à Édesse, par Éphrem (?) 
(t 373), cette École connut son plein essor à partir du début 
du V e siècle, quand les évêques Rabboula (t 435) (voir 638) et 
Ibas (f 457) y développèrent l'étude du grec; des traductions 



352 



CHR1STIANISMES ORIENTAUX 



y furent entreprises, principalement celles des philosophes de 
l'Antiquité et des théologiens de l'époque, en particulier de Dio- 
dore de Tarse (t av. 394) et de Théodore de Mopsueste (t 428) 
(voir 604). Accusée de favoriser ainsi le nestorianisme, elle dut 
se replier à Nisibe, sous la direction de son maître Narsaï 
(t env. 502) (voir 641), partiellement en 457, puis définitive- 
ment en 489. 

L'École eut ses statuts et devint si florissante que son influence 
s'étendit à l'univers de l'époque: des institutions similaires «se 
multiplièrent dans l'empire des Perses» (Cause, voir infra, 
p. 386) et ne furent pas sans influence sur nos premières uni- 
versités occidentales (voir Cassiodore, PL, 70, col. 1105 D). 
Cependant, la fondation d'une école à Bagdad, en 832, entraîna 
son déclin (BO, III, 2, p. 930). 

Éd. Texte: A. Scher, Mar Barhadbsabba [...] év, de Halwan 
(VI e siècle), Cause de la fondation des écoles, PO, 4, fasc. 4, n° 18, 
1907. A. Vôôeus, The Statutes of the School of Nisibis, PETSE, 12, 
1961. 

Et. R. Duvàl, Histoire [...] d'Édesse, Paris, 1892 (voir 601), p. 161, 
174-180; J.-B. Segal, Edessa [...] (voir 601). H. Leclercq, «L'École 
de Nisibe», DACL, 12, 1935, col. 1377-1386; A. VÔÔBUS, Historyof 
ihe School of Nisibis, CSCO, 266 sues., 26, 1965. 



b. Les traductions aristotéliciennes 

Parmi les œuvres grecques traduites, il faut faire une place 
privilégiée aux ouvrages de logique d'Aristote, car c'est à par- 
tir du syriaque de ces textes que les Arabes connurent, étudiè- 
rent et enfin léguèrent ce patrimoine au Moyen Age latin 
occidental. 

En effet, les Syriens commencèrent à traduire VIsagogê de 
Porphyre et VOrganon d'Aristote: le premier le fut trois fois 
entre le VI e et le vn c siècle» et les Catégories d'Aristote une fois 
avant que Georges des Arabes (t 724) ne traduisît tout VOrga- 
non. Par la suite, les Syro-Orientaux, au IX c -X e siècle, ne se limi- 
tèrent plus à ces ouvrages mais étudièrent et traduisirent - en 
syriaque et en arabe - l'ensemble de la philosophie péripatéti- 




LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



353 




cienne qu'ils transmirent, avec les autres sciences, à leurs com- 
patriotes arabes. En 1148, Denys bar Salibi (t 1171) écrit encore 
un commentaire de Porphyre et des ouvrages aristotéliciens 
(voir 654); et Bar Hebraeus (t 12S6) fait de même (voir 655) 
dans les œuvres (encore inédites) du Livre des pupilles des yeux 
(BO, II, 269), assorti d'une encyclopédie, la Crème de la science 
(BO, II 270) et de l'abrégé de celle-ci, le Commerce des com- 
merces (BO, II, 268). 

G. E. Hoffmann, De Hermeneuticis apud Syros Arisioteleis, Leip- 
zig, 1869 et 1873 2 (textes syriaques avec traduction latine). A. Baum- 
stark, Aristoteles bel den Syrern vom V-VIIL Jahrundert, Leipzig, 
1900 (textes syriaques avec traduction latine). K. Georr, Les Caté- 
gories d'Aristote dans leurs versions syro-arabes, Beyrouth, 1948 (édi- 
tions de la version syriaque et de la version arabe avec une copieuse 
étude). S. P. Brock, From Antagonism to Assimilation : Syriac Atti- 
tudes to Greek Learning, Dumbarton Oaks Symposium, 1980, Was- 
hington, 1982 (repris dans Syriac Perspectives on Late Antiquity, 
Londres, 1984, p. 17-34). 

Pour d'autres écrits de la philosophie grecque, se reporter aux 
autres travaux suivants: 

Éd. J. P. N. Land, Anecdota syriaca, IV, Leyde, 1875 réimpr., 
Jérusalem, 1971 (2 e partie, texte syriaque, p. 1-32 et l re partie, tra- 
duction latine, p. 1-30). P. DE Lagarde, Anatecta syriaca, Leipzig, 
185S (syriaque seul), réimpr., Osnabrùck, 1967. E. Sachau, Inedita 
syriaca, Vienne (Autriche) et Halle, 1870 (syriaque seul), réimpr., Hil- 
desheim, 1968; et à la savante édition de H. Zotenberg, JA, 1876, 
p. 425-476 (collection de 112 maximes pythagoriciennes). 

Et. B. Landron, «Les chrétiens arabes et les disciplines philoso- 
phiques», POC, 86, 1986, p. 23-45. H. Hugonnard-Roche, «Sur 
les versions syriaques des "Catégories" d'Aristote», JA } t. CCLXXV, 
1987, p. 205-222. 



c. Les autres sciences 

Les Syriens s'illustrèrent (voir les commentaires sur YHexae- 
meron, 616 (3) dans les sciences expérimentales, à l'histoire des- 






354 



CHRISTIANISME^ ORIENTAUX 



quelles ils apportèrent une sérieuse contribution, dont bénéfi 
cièrent les Arabes. 

De Lacy O'Leary, Ho w Greek Science Passed to the Arabs, Lon- 
dres, 1949 et 1950, réimpr., Chicago, 1979. 



En premier lieu, il faut nommer la médecine, que pratiquè- 
rent même des maîtres spirituels; les premières traductions 
d'ouvrages grecs furent entreprises par Serge, médecin en chef 
de Reschaïna (t 536); Honein îbn Ishaq (t 873) les améliora 
par la suite et traduisit à son tour en syriaque et en arabe Dios- 
corîde, Hippocrate, Galien et Paul d'Égine. Malheureusement, 
il ne reste que des fragments de ces travaux. 



Voir Duval Litt, p. 270-273 et OdU, p. 111 (pour le détail de la 
bibliographie). R* Degen, «Eîn Corpus Medicorum Syriacorum», 
Medizin historisches Journal (Hildesheim), 7, 1972, p. 1 14-122. Id., 
«Galen im syrischen: eine Ûbersicht ûber die syrische Uberlieferung 
der Werke Galens», Galen: Problems and Prospects, V. Nutton 
(éd.), Londres, 1981, p. 131-166. D. Jacquart et F. Micheau, La 
Médecine arabe et l'Occident médiéval, Paris, 1990 (p. 26-41 : quel- 
ques vues sur l'importance des travaux des Syriens). 

Pour les sciences naturelles, nous signalerons le traité d'agri- 
culture des Géoponiques et surtout l'ouvrage original, connu 
également en éthiopien, du Physiohgus, en 81 chapitres, qui 
alimentera les bestiaires du Moyen Age. 



P. DE Lagarde, Geopomcon in sermonem syriacum versorum quae 
supersunt, Leipzig, 1860 (texte syriaque seulement); reprod. phototy- 
pique, Osnabruck, 1967. J. P. N. Land, Anecdota syriaca, IV, Leyde, 
1875, réimpr. 1971 {Physiotogus : 2= partie, texte syriaque, p. 33-102 
et I" partie, traduction latine, p. 31-98; commentaires, p. 115-176). 



En géographie et en astronomie, nous ne citerons que la Causa 
Causarum (analysée en BO, I, p. 461), œuvre anonyme du 
XII e siècle et, de Bar Hebraeus, le Candélabre du sanctuaire 
(voir 655) ainsi que son livre de cosmographie, V Ascension de 
l'esprit. 



langue et littérature syriaques 



355 



K. Kayser, Das Buch von der Erkenniniss der Wahrheit oder der 
Ursache aller Ursachen, Leipzig, 1889 (texte syriaque), et Strasbourg, 
1893 (traduction allemande). J. H. Gottheil, Hebraka, 7, 1890-1891, 
p. 39-55 (parties géographiques du Candélabre). F. Nau, Le Livre de 
l'ascension de l'esprit {..•] cours d'astronomie [...}, Paris, 1899 (texte 
syriaque), et 1900 (traduction française). 

Enfin, nombreux sont les ouvrages de grammaire et de lexi- 
cographie qui nous ont été gardés, domaine où les Syriens furent 
abondants ; de leurs auteurs nous retiendrons, en particulier, les 
noms de Jacques d'Édesse (t 708) qui élabore une science gram- 
maticale (voir 650) et de Bar Hebraeus (t 1286) (voir 655) qui 
rédigea une grande grammaire, Le Livre des splendeurs, l'œuvre 
syriaque la plus complète du genre, avec sa réduction, le Livre 
de l'étincelle (BO, II, p. 272, n° 27), restée inachevée. Il faut 
y ajouter le nom du médecin arabe Honein ibn Ishaq {t 873) 
à qui Ton doit le plus ancien lexique, refondu au X e siècle, par 
deux autres médecins, Bar Ali et surtout Bar Bahlul : cet ouvrage, 
où pour la première fois les sources littéraires sont données, 
devint ainsi l'ancêtre du Thésaurus syriacus de Payne-Smith 
(voir 603), qui le cite souvent. 



G. Phillips, A Letter o/Mar Jacob Bishop of Edessa, on Syriac 
Orthography, Londres, 1869 (avec traduction anglaise). J. P. Mar- 
tin, Jacobi episcopi edesseni Epistola ad Georghtm episcopwn saru- 
gensem de orthographia syriaca, Paris et Leipzig, 1869. W. Wright, 
Fragments ofthe Syriac Grammar of Jacob of Edessa, Londres, 1871 ; 
repris dans A. Merx, Historia arîis grammaticae, apud syros r 
Abhandlungen fur die Kunde des Morgenlandes, 9,2, Leipzig, 1889, 
p. [73-84] (texte syriaque seulement). P. Martin, Œuvres gramma- 
ticales d'Abou'l-Faradj dit Bar Hebraeus, Paris 1872 (texte syriaque 
seulement). R. Duval, Lexicon syriacum auctore Hassano bar Bah- 
lule, 2 vol., Paris, 1888-1901, réîmpr., Amsterdam, 1970. A. Moberg, 
Le Livre des splendeurs, la grande grammaire de Bar Hebraeus, Lund, 
1922 (texte syriaque, p. 2-266; commentaires et notes, p. V-XCIX). 
Ephram-Hunayn Festival Baghdad, Baghdad, 1974 (en français et en 
arabe). 



356 CHRISTIANISMES ORIENTAUX 

C. LES VII e ET VIII e SIÈCLES 

647 t. BABAÏ LE GRAND (t 628) 

Un des plus grands docteurs de l'Église nestorienne, il écri- 
vit, en plus de ses commentaires bibliques (voir 615) et de ses 
Règles monastiques (voir 666 7), un ouvrage (BO, III, 1 , p- 94) 
sur V Union (du Verbe incarné) et un double commentaire sur 
les Centuries d'Évagre le Pontique (voir 636), qu'il tenta de laver 
de tout soupçon d'origénisme. 

Sur l'Union: A. Vaschalde, CSCO, 79, syr,, 34 (traduction latine, 
80, syr. t 35), 1915. L. Abramowski, Die Christologie Babais des Gros- 
ses, OCA, 197, 1974, p. 219-245; ÎD., Babai der Grosse: christolo- 
gische Problème und ihre Lôsungen, OCP f 41, 1975, p. 289-343. 
G. Chediath, The Christology of Mar Babai ihe Great, Kottayam, 
1982. 

Sur Évagre: W. Frankenberg, Emgrius Ponticus, Abhandhmgen 
der Kôniglichen Gesellschaft der Wissenschaften zu Gôttingen. 
Philoiogisch-historische Klasse, Nette Folge, 13, 2, Berlin, 1912 T 
p. 8-471 (texte syriaque avec traduction allemande et rétroversion grec- 
que des Centuries). 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 
3. ISAAC DE NINIVE {VII e SIÈCLE) 



357 



649 



Le plus connu des moines syro-orientaux, il écrivit un traité 
copieux sur la vie ascétique qui fut traduit en de nombreuses 
langues. 

Éd. l re partie: P. Bedjan, Mar Isaacus Ninivita, De perfectione 
religiosa, Paris et Leipzig, 1909 (sans traduction); A. J. Wensinck, 
Mysn'c Treatises by Isaac of Nineveh, Amsterdam, 1923, réirnpr., Wies- 
baden, 1969 (traduction anglaise très valable); J. Tourallle, Isaac 
le Syrien, œuvres spirituelles, Paris, 1981 (traduction française non 
scientifique, faite sur le grec de Patrice et Abraham). The Transfi- 
guration Monastery [translated by], The Ascetical Homilies of saint 
Isaac ihe Syrian, Boston, 1984 (traduction anglaise [par D. Miller] 
d'après les mss grecs). - 2 e partie (une quarantaine de pièces récem- 
ment découvertes): P. Bettiolo, Isacco di Ninîve, Magnano, 1985 
{l rc traduction italienne de 4 Centuries gnostiques, préparant une 
traduction française pour les SQ. CR: A, de Halleux, LM, 99, 
1986, p. 208-209. S. P. Brock, The Syriac Fathers on Frayer [,,.] (voir 
663), p. 264-297 (autres extraits); ID. (édition de l'ensemble en pré- 
paration). 

Et. J. B. Chabot, De S. Isaaci Ninivitae, vha, scrîptis et doctrina, 
Paris, IS92 (l'identité d'Isaac et son époque, p. 1 1, doivent être corri- 
gées à Paide de la chronique d'Iso'denah (voir 662 c); en appendice, 
3 mimrê (syriaque avec traduction latine). E. KhalifÉ-Hachem, 
DSpir, 7, 1971, col. 2041-2054. 



648 2, DADISO QATRAYA (MILIEU VII e SIÈCLE) 

Ce moine oriental commenta les écrits de Pabba Isaïe de Scété 
et rédigea plusieurs (?) traités sur la vie de Solitude. 

Éd. A. Mingana, Woodbrooke Siudies, VII, Cambridge, 1934, 
p. 201-247 (Traité de la solitude) (traduction anglaise, p. 70-143). 
R. Draguet, Commentaire du livre d'abba Isaïe, par Dadtso Qatraya, 
CSCO> 326, syr., 144 (traduction française» 327, syr., 145), 1972. 
A. GuiLLAUMONTetM, Albert, Lettre à Abkosh, Mémorial André- 
Jean Festugière f CO, 10, Genève, 1984, p, 235^245 (édition et traduc- 
tion française). 

Et. A. GuTLLAUMONT, DSpir, 3, 1957, col. 2-3. 






4. JACQUES D'EDESSE (ENV. 633-708) 

Cet évêque syro-occidental, à la grande érudition, a tenu en 
Orient une place équivalente à celle de Jérôme dans le monde 
latin. Exégète de PAT (voir 616 a) qu'il tenta de retoucher 
(voir 611), il est connu également par ses ouvrages d'histoire 
(voir 664), ses révisions liturgiques (dont l'anaphore de S. Jac- 
ques (BO, I, 476) et YOctoêchos de Sévère (fîO, I, 487) 
(voir 621 a et 623), son œuvre de canoniste (voir 666 7), de tra- 
ducteur (voir 644) ou de commentateur (voir 636) et, dans ses 
Traités (recueillis en fragments par Bar Kebraeus) et ses Let- 
tres^ par ses travaux de codification grammaticale. 



650 



358 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



359 



ÉcL Diverses Lettres ont été éditées (voir OdU, p. 178) ; pour la der- 
nière parue: K. E. Rignell, A Letterfrom Jacob of Edessa to John 
the Stylite, Malmô, 1979. 

Et. F. Graffin, DSpir, 8, 1974, col. 33-35. 



651 5- JEAN DE DALYATHA OU SABA (2* MOITIÉ DU VHP SIÈCLE) 

Ermite syro-oriental qui a laissé 25 Sermons et 51 Lettres; 
ces dernières, récemment éditées, révèlent un très grand auteur 
mystique. 

Éd. R. Beulay, La Collection des lettres de Jean de Dalyatha, PO, 
39, fasc. 3, n° 180, 1978. 

Et. R. BEULAY, DSpir, 8, 1974, col. 449-452. Id„ L'Enseignement 
spirituel de Jean de Dalyatha, mystique syro-oriental du VIII e siècle, 
Théologie historique, 83, Paris, 1990. 



652 6. JOSEPH KAZZAYA (f AVANT 786) 

Ce moine, mystique syro-oriental, écrivit de nombreux ouvra- 
ges, en grande partie encore inédits, où il aurait défendu des 
opinions origéniennes et prétendument messaliennes (voir 634). 
Il était un partisan de l'antinestorien Henana d'Adïabène 
(t 610). 

Éd. A. MiNGANA, Mystical Treatises, Woodbrooke Siudies, VII, 
Cambridge, 1934, p. 256-281 (texte syriaque) et p. 148-184 (traduc- 
tion anglaise). La 27 e Lettre de Philoxène de Mabboug (voir 643) lui 
revient très probablement, selon P. Harb, «Faut-il restituer à Joseph 
Hazzâyà la "Lettre sur les trois degrés de la vie monastique" attri- 
buée à Philoxène de Mabbug? »>Melto (voir 607), 4, 2, 1968, p. 13-36; 
celle-ci a été traduite une première fois en français par F. Graffin, 
OS, t. VI, 1961, n° 22-23 et 24, p. 317-352, 455-486, et t. VII, 1962, 
n° 25, p. 77-102, puis en allemand par G. Bunge, Rabban Jausep 
Hazzaya, Briefe iiber das geistliche Leben und verwandte Schriften, 
Sophia, Quellen ôstlicher Théologie, 21, Trêves, 1982. P. Hard et 
F Graffin, Joseph Hazzaya? Lettre sur les trois étapes de la vie 
monastique, PO, 45, fasc. 2, n° 202, 1992 (édition et nouvelle traduc- 
tion française). 




Et. A. Scher, «J.H., écrivain syriaque du vm c siècle», Rivista 
degti Studi Orientait, 3, 1910, p. 45-63 (article fondamental qui révéla 
J. H.). A. Guillaumont, «Sources de la doctrine de Joseph 
Hazzâyâ», OS, t. III, n° 9, 1958, p. 3-24; R. Beulay, DSpir, 8, 1974, 
col. 1341-1349, qui montre que J. H. serait le premier à réunir les divi- 
sions tripartites de Jean d'Apamée (voir 639) et celles des contempla- 
tions évagriennes (ibid., col. 1344). 



D. DU IX e ET XIV e SIÈCLE 



1. MOÏSE BAR KÉPHA (t 903) 653 

Il fut un évêque syro-occidental de Mossoul et parmi son 
œuvre littéraire considérable il écrivit un commentaire des Ecri- 
tures (voir 616 a et 617 a), un traité dogmatique et théologique 
sur la prédestination et le libre arbitre, et peut-être un autre sur 
la dialectique d'Aristote. 

F. Nau, Bardesane l'Astrologue /.../, Paris, 1899 (voir 630) (en 
appendice, extrait de Moïse bar Képha). F t Graffin, DSpir, 10, 1980, 
col. 1471-1473. S. Griffith, «Free will in Christian Kalâ/n: Moshc 
Bar Kepha against the Teachings of the Muslims», LM, 100, 1987, 
p. 143-159 (étude de 4 mëmrè sur le libre arbitre). 



2, DENYS BAR SALIBI (t 1171) 654 

Évêque d'Amid et d'Arménie, il est un des auteurs syro- 
occidentaux les plus féconds et au style agréable (BO, II, 157), 
dont l'œuvre de compilation est sans grande originalité, mais 
précieuse par sa riche documentation : en plus des commentai- 
res bibliques (voir 616 a et 617 a), liturgiques (voir 621 B), aris- 
totéliciens (voir 646 b) et évagriens (voir 636), il écrivit des 
ouvrages variés dont beaucoup nous sont parvenus; et encore 
une curieuse réfutation Contre les hérésies, en 5 parties, contre 
les musulmans, les juifs, les nestoriens, les melchites et les 
Arméniens. 



360 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 




LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



361 



Éd. J DE Zwaan, The Treatise o/Dionysius Bar Salibi against thé 
Jews, Leyde, 1906 (texte syriaque). B. Keryo, Traité Contra Judaeos 
(traduction française provisoire, thèse, Paris, 1986). 

Et. F. Graffin, DSpir, 8, 1974, col. 29-30. Bibliographie dans 
C. Moss, Catalogue o/Syriac Printed Books (voir 606) col. 301-304. 



655 3. GRÉGOIRE ABOU'L-FARAG, DIT BAR HEBRAEUS (t 1286) 

Cet évêque de Mélitène, «maphrien*» d'Orient, composa un 
énorme ouvrage encyclopédique en 12 'bases', qui récapitule la 
science et la théologie syro-occidentalcs, et dont l'édition vient 
tout juste d'être achevée: le Candélabre du sanctuaire, auquel 
on peut joindre son abrégé, le Livre des rayons (BO r II, 269 
et 297). 

Il écrivit aussi un livre d'Éthique et un autre de direction, le 
Livre de la colombe. Pour les autres disciplines qu'il a abor- 
dées, nous renvoyons aux chapitres traitant des questions bibli- 
ques (voir 616 a et 617 a), logiques ou grammaticales (voir 646 b 
et 646 c), historiques (voir 664) et canoniques (voir 666 5). 

Éd. Candélabre dit sanctuaire. Introduction: Jân Bakos, PO, 22, 
fasc 4 n° 110, p. 509-517, 1930. l rc base: «Du savoir en général», 
Jân BAKOS, PO, 22, fasc. 4, n° 110, p. 517-541, 1930. 2 e base: «De 
la nature de l'univers», Jân Bakos, PO, 22, fasc. 4, n° 110, 
p 542-627, et 24, fasc. 3, n° 118 (en entier), 1933. 3 e base: «De la 
théologie», F. Graffin, PO t 27, fasc. 4, n° 133, 1957. 4- base: «De 
l'Incarnation», J. Khoury, PO, 31, fasc. 1, n° 148, 1964. 5 e base: 
«Des anges», A. TORBEY, PO, 30, fasc. 4, n û 146, 1963. 6 e base: «Du 
sacerdoce», R. Kôhlhass, Jakobitische Sakramententheologie m 
13. JahrhunâerL Der Liturgiekommentar des Gregorhts Barhebraeus, 
LQF, 36, 1959. 7 e base: «Des démons», M. Albert, PO } 30, fasc. 2, 
n° 144, 1961. 8 e base: «De l'âme raisonnable», Jan Bakos, Psycho- 
logie de Grégoire A boulfaradj dit Bar Hebraeus d'après la huitième 
base de l'ouvrage le «Candélabre des sanctuaires», Leyde, 1948. 
9< base: «Du libre arbitre», P.-H. Poirier, PO, 43, fasc. 2, n° 194, 






1985. 10 e base: «De la Résurrection», E. Zigmund-Cerbu, PO f 
35, fasc. 2, n° 164, 1969. II e base: «Du Jugement dernier», N. SÉD, 
PO, 41, fasc. 3, n û 188, 1983. 12 e base: «Du paradis», N. SÉD, PO, 
40, fasc. 3, n° 184, 1981, Éthique. P. Bedjan, Ethicon seu Moralia 
Gregorii Barhebraei, p. 1-517, Paris et Leipzig, 1898 (texte syriaque 
seul). C. Nadra (éd. critique et traduction française en préparation). 
Livre de la colombe, P. Bedjan, Ethicon /.../, p. 519-599 (texte syria- 
que seul). G. Cardahi, Abtdfaragi [...] Liber Coiumbae, Rome, 1898 
(texte syriaque). A. J. Wensinck, B. H. 's Book of tiw Dove Toge- 
ther with Some Chapters from his Ethikon, Leyde, 1919 (traduction 
anglaise seule). 

Et. J,-M. FlEY, «Esquisse d'une bibliographie de Bar Hebraeus 
(+ 1286)», PdO, 13, 1986, p. 279-312. 



4. ABDISO DE NISIBE (t 1318) 

Métropolitain de Nisibe, il est le dernier des écrivains syro- 
orientaux, desquels il a gardé, dans son célèbre Catalogue en 
vers - la première «histoire de la littérature syriaque» - le 
titre d'oeuvres qui bien souvent ont disparu de nos jours. Il fut 
aussi un philosophe et un théologien dont l'ouvrage, La Perle, 
est l'ultime exposé de la doctrine orientale. Il écrivit enfin un 
commentaire perdu sur PAT et le NT (voir 615) et des livres cano- 
niques (voir 666 6), 

Catalogue; BO, Ili, 1, p. 3-362 (texte et traduction latine). 
G. P. Badger, The Nestorians and Their Rituals (voir 621 y), t. II, 
p, 361-379 (traduction anglaise). 

La Perle: A. Mai, Scriptorum veterum nova cotfectio, X, 2, Rome, 
1838, p. 317-341 (texte syriaque) et p. 342-366 (traduction latine de 
A. Assemani). G. P. Badger (voir supra), t. II, p. 380-422 (traduc- 
tion anglaise). BO, III, 1, en donne une analyse aux p. 352-359. 



656 



Voir Glossaire, en appendice. 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



363 



Et . G . Hoffmann „ A usziïge mis syrischen À kîen persischer Mdrty- 
rer, Abhandhmgen fur die Kunde des Morgenlandes, 7, Leipzig, 1880 
(précieux pour les données géographiques). P. Devos, Les Martyrs 
persans à travers leurs actes syriaques, Accademia Nazionale dei Lin- 
cei, Rome, 1966, p. 213-225. G. WlESSNER, Zur Màrtyrerùherlieferung 
ans der Christenverfolgung Shapurs II \ A bhandhmgen der A kademie 
der Wissenschaften in Gôttingen, philosophisch-historische Klasse, 3, 
67, Gôttingen, 1967. 



IV. L'HAGIOGRAPHIE ET LA SPIRITUALITE, 
L'HISTOIRE ET LE DROIT 



Il existe de nombreuses autres relations de martyres dont nous 
ne retiendrons que celles relatives aux deux groupes de martyrs 
suivants : 



661 



A. LES HAGIOGRAPHIES 



a. Les martyrs himyarites 



<tf0 I. LES ACTES DES MARTYRS 

Parmi les Actes les plus importants, il faut distinguer, d'une 
part, les récits des martyres subis en Osrhoène sous Dèce (vers 
250) ou sous Dioclétien (entre 303 et 305): écrits à Édesse au 
V e siècle, plus ou moins légendaires, ils présentent surtout un 
intérêt littéraire; d'autre part, ceux des persécutions de Perse - 
depuis l'an 318 jusqu'au VII e siècle, tout particulièrement sous 
le règne de Sapor II (339-379) dont la première victime fut le 
patriarche Siméon (341) - et qui constituent des sources de 
valeur historiques et géographiques. 

Éd, Pour les martyrs d'Osrhoène: W. Cureton, Ancien! Syriac 
Documents, Londres, 1864, réimpr., Amsterdam, 1967, p. [41-86] 
(texte syriaque) et p. 41-85 (traduction anglaise). Ignace Ephrem II 
Rahmani, Acta sanctorum confessorum Guriae et Samonae, Rome, 
1899 (autre tradition manuscrite: texte syriaque et traduction latine). 
Pour les martyrs perses: en général S. E. ASSEMANI, Acta sanctorum 
martyrum (voir 661c), I, 1748 (avec une traduction latine, celle-ci ren- 
due en français par F. Lagrange, Les Actes des martyrs d'Orient, 
Paris, 1852). Pour Siméon bar Sabbë, texte amélioré et complété par 
un 2 e récit: P. Bedjan, /IMS (voir 661 c), II, 1891, p. 128-207 (syria- 
que seul), et M. Kmoskô, PS, II, 1907, p. 659-714 (introduction) et 
col. 715-1055 (édition critique du syriaque et traduction latine). 



C'est-à-dire des chrétiens du Yémen, persécutés par un dynaste 
juif local, au début du VI e siècle. Ces événements sont connus 
par deux lettres de l'an 519, écrites par Siméon, évêque de Beth- 
Ars'am (t av. 548). 

Éd. V* lettre: d'après le récit écourté de Jean d'Éphèse: BO, 1, 
364-379 (avec traduction latine); ou de Zacharie le Rhéteur: 
E. W. BROOKS, CSCO, 84, syr., 39, p. 63-74 (traduction latine, 88, 
syr., 42, p. 43-50), 1921 et 1924; texte plus complet de I. GuiDl, repro- 
duit dans AMS (voir 661 c), I, 1890, p. 372-397 (syriaque seul). 
2 e lettre: I. Shahid, The Martyrs of Najrân, New Documents, SH, 
49, 1971, p. Ml-XXXEI (texte syriaque) et p. 43-111 (traduction anglaise 
et notes). 

Et. J. Ryckmans, La Persécution des chrétiens himyarites au 
VI e siècle, Louvain, 1956. I. Sahid (voir supra), p. 113-306 (en par- 
ticulier p. 168-169: les deux lettres sont du même auteur), 
J. Ryckmans, LM, 100, 1987, p. 297-305 (s'oppose à cette identifi- 
cation, en particulier p. 304). Voir aussi L. van Rompay, OLA 9 13, 
1982, p. 301-309. 



b. Les Sept Dormants d'Éphèse 

Légende des v e -vi c siècles, à l'origine d'un culte arabo- 
chrétien, célébré dans les années 1950-1960 en Bretagne, France. 



364 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



365 



Éd. E. W. BROOKS, CSCO, 83, syr., 38, p. 106-122 (traduction 
latine, 87, syr. t 41, p. 74-85), 1919 et 1924 (selon Zacharie le Rhéteur); 
on trouvera une version française de cette tradition dans Michel le 
Syrien, J. B. Chabot, Chronique (voir 664), II, p. 17-21, accompa- 
gnée du texte syriaque, dans ibid., IV, 173-176. AMS, I, 1890, 
p. 301-325 (texte syriaque seul, à partir d'autres mss). 

Et. L. Massignon, «Les Sept Dormants, apocalypse de l'Islam», 
AB, t. LXVIII, 1950, p. 245-260. Les Cahiers de l'Oronte, Liban, 1971, 
p. 1-38. F. Jourdan, La Tradition des Sept Dormants, Paris, 1983 
(une tradition chrétienne et musulmane sur la mort et la résurrection). 



c. Autres relations de martyres 

On trouvera les matériaux dans les ouvrages suivants: 

S. E. Assemani, Acta sancîorum martyrum, 2 vol., Rome, 1748, 
réimpr., Farnborough, 1970. J. BOLLANDUS et sodî, Acta sancîorum, 
1643 s. (t. LXVIII en 1940). J. P. N. Land, Anecdota syriaca, II et 
III, Leyde, 1868 et 1870, réimpr. 1969 (texte latin seulement). P. BED- 
jan, Acta Martyrum et Sanctorum syriace, 7 vol., Paris et Leipzig, 
1890-IS97, réimpr., Hildesheim, 1968 (syriaque seul) (= AMS). 
J. Labourt, Le Christianisme dans l'Empire perse sous la dynastie 
sassanide, Paris, 1904 (analyse les principales Passions, p. 63-82). 
Bibiiotheca Hagiographica OrietUafts, SH, 10, 1910, réimpr., 1970 (tex- 
tes rangés par ordre alphabétique des saints, recueillis par P. Peeters) 
(« BHO). 



662 2. LES VIES DE SAINTS 

Nous nous bornerons à citer 3 recueils : 

a. Les vies des bienheureux orientaux 

Écrites par Jean d'Éphèsc (t 586) (voir 664), à l'imitation de 
Y Histoire lausiaque. 




Éd. E. W. Brooks, John ofEphesus, Lives oj the Eastern Saints, 
PO, 17, fasc. 1 n° 82, 18, fasc. 4 n° 89, 19, fasc. 2 n° 92, 1923-1924. 

Et. D. STIERNON, DSpir, 8, 1974, col. 485-486. 



b. Les apophtegmes des Pères d'Egypte 

Conservés dans une antique version et recensés par 'EnanisV 
(VII e siècle). 

E. A. BudGE, The Book of Paradise, 2 vol., I (texte), Il (traduc- 
tion anglaise), Londres, 1904, rééd., Oxford, 1934 (voir CPG, t. III, 

5577). 



c. Les deux chroniques monastiques du IX e siècle 

De Thomas de Marga et d'Iso'denah de Basra. 

E. A. Wallis BUDGE. The Book of Governors by Thomas, Bishop 
ofMarga, 2 vol., I (texte syriaque), II (traduction anglaise), Londres, 
1893. J. B. Chabot, Le Livre de la chasteté, composé par Jésusde- 
nah, évêque de Baçrah, Rome, 1896 (texte syriaque et traduction fran- 
çaise). P. Bedjaw, Liber superïorum seu historia monastica, Paris, 
1901 (syriaque sans traduction), p. 1-436 (redonne la l rc des deux chro- 
niques selon un autre ms.) et p. 437-517 (reprend la 2 e en l'améliorant). 

Pour d'autres Vies, le lecteur peut se reporter à la bibliogra- 
phie donnée supra (voir 661 c); et celui qui est intéressé par le 
genre hagiographique et ses méthodes peut recourir aux publi- 
cations de H. DELEHAYE et à l'ouvrage de P. PEETERS, Recher- 
ches d'histoire et de philologie orientales, 2 vol., SH, t. XXVII, 
1951. 



3. LES ÉCRITS DE LA VIE SPIRITUELLE 

Les Syriens ont connu un courant de vie spirituelle, vigou- 
reux et autochtone. Si celui-ci a présenté quelques excès ascéti- 
ques, il repose avant tout sur la foi simple (Aphraate, voir 631), 
sur l'observance des commandements (Philoxène de Mabboug, 



663 






366 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



367 



voir 643) et sur la prière intérieure (Jean d' Apamée, voir 639) ; 
il est souvent teinté d'encratisme (Actes de Thomas, voir 614 a, 
Livre des degrés, voir 634) et peut-être parfois de gnosticisme 
(Odes de Sahmon, voir 613 a). 

À partir de Bâbaï le Grand (voir 647), et sous l'influence des 
traductions en syriaque des œuvres d'Évagre le Pontique (voir 
636), cette spiritualité prend un tour plus systématique et 
s'épanouit pleinement chez les mystiques syro-orientaux des 
viP-vill e siècles: Dadiso Qatraya (voir 648), Isaac de Ninive 
(voir 649), Jean de Dalyatha (voir 651) et Joseph Hazzaya 
(voir 652). 

Éd. Se reporter aux auteurs respectifs, aux Chroniques monastiques 
(voir 662 c) et au florilège de: S. P. Brgck, The Syriac Fathers ou 
Prayer, Kalamazoo (Michigan), 1987. 

Et. A. VÔOBUS, History of Ascetism in ihe Syrian Orient. A Con- 
tribution to the History of Culture in the Near East, 3 vol., CSCO, 
184, 197 et 500, subs., 14, 17 et 81, 195S, 1960 et 1988. A. Guillau- 
mont, Aux origines du monachisme chrétien, Spiritualité orientale, 
30, Bêgrolles-en-Mauges, 1979. R. Beulay, La Lumière sans forme, 
Chevetogne, s.d. (env. 1987) (précise avec bonheur la pensée et le voca- 
bulaire des spirituels orientaux), A. Guïllaumont, DSpir, 95, 1990, 
col. 1429-1442. 



Û64 B. LES HISTOIRES ET LES CHRONIQUES 

1. LES OUVRAGES DES SYRIENS 

Des ouvrages historiques de grand intérêt ont été rédigés par 
les Syriens. Édités pour la plupart, ils sont encore, en général, 

restés sans index suffisants. 

Il s'agit, successivement dans le temps, de: 

La Chronique d'Édesse qui couvre les années 131 av. JL-C-540 
apr. J.-C; de laquelle il faut rapprocher la Chronique (dite) 
de Josué le Stylite qui détaille les années de calamités 495-506. 




V Histoire du Syro-Occïdental Jean d'Éphèse (t 586), allant 
des années à 585, le premier grand ouvrage du genre» en 
3 parties, partiellement gardée dans la compilation du pseudo- 
Denys de Teil-Mahr (qui concerne l'histoire depuis l'origine du 
monde jusqu'à 775). 

La Chronique, fort mutilée, de Jacques d'Édesse (t 708), 
reprenant V Histoire d'Eusèbe de Césarée et la poursuivant 
jusqu'en 692, 

Les Chroniques anonymes de 846 et de 1234. 

La Chronologie syro-orientale du métropolite Élie de Nisibe 
(t 1049), achevée en 1018 et écrite en arabe et en syriaque. 

Au Xll c -Xlll e siècle, deux compositions occidentales résument, 
à l'aide de documents anciens, l'histoire universelle du monde: 

La Chronique du patriarche Michel le Syrien (t 1199). 

La double Chronique, syriaque et ecclésiastique, de Bar 
Hebraeus (t 1286), tributaire de la précédente, et pour laquelle 
il serait souhaitable d'avoir une nouvelle édition. 

Éd. Chronique d'Édesse r I. Guidi, CSCO, \ f syr., 1, p. 1-13 (tra- 
duction latine, 2, syr., 2, p. 3-11), 1903, réimpr., 1955. Chronique de 
Josué le Stylite: W. Wright, The Chronicle of Joshua the Stylite, 
Composée in Syriac, A.D. 507, Cambridge, 1882 (texte syriaque et 
traduction anglaise), réimpr., Amsterdam, 1968. - Jean d'Éphèse; 
fragments de la l rc et 2 e partie, cf. CSCO, 104, syr., 53 (voir infra}\ 
3 e partie, E. W. Brooks, CSCO, 105, syr., 54 (traduction latine, 106, 
syr., 55), 1935-1936, et W. Cureton, The Third Part of the Eccle- 
siastical History of J. Bishop ofE., now First Edited, Oxford, 1853. 
- Chronique de Jacques d'Édesse: E. W. Brooks, 1. Guidi, 
J. B. Chabot, CSCO, 5, syr., 5, p, 261-330 (traduction latine, 6, syr., 
6, p. 197-258), 1905 et 1907. - Pseudo-Denys de Tell-Mahr: 
J. B. Chabot, CSCO, 91 et 104, syr. 9 43 et 53 (traduction latine du 
1" vol., 121, syr. r 66); R. Hespel, CSCO, 507, syr., 213 (traduction 
française du 2 e vol.), 1927, 1933, 1949 et 1989; 4 e partie (texte syria- 
que et traduction française): Bibliothèque de l'École des hautes étu- 
des, fasc. 112, Paris, 1895. - Chronique de 846: E. W. Brooks, 
CSCO, 3, syr., 3, p. 157-238 (traduction latine, J. B. Chabot, CSCO, 
4, syr., 4, p. 121-180), 1904. - Chronographie d'Élie de Nisibe: 



368 



CHRIST1ANISMES ORIENTAUX 



E. W. Brooks et J. B. Chabot, CSCO, 62, syr., 21-22 (traduction 
latine, 63, syr. t 23-24), 1909-1910; traduction française de L. J. DELA- 
PORTE dans La Chronographie d'Élie bar Sinaya, métropolitain de 
Nisibe, Bibliothèque de l'École des hautes études, fasc. 181, Paris, 
1910. - Chronique de 1234: J. B. Chabot, CSCO, 81, syr., 36 (tra- 
duction latine, 109, syr., 56), 1920 et 1937; et CSCO, 82, syr., 37 (tra- 
duction française, A. Abouna et J. M. Fiey, CSCO, 354, syn, 154), 
1916 et 1974. - Michel le Syrien : J. B. CHABOT, Chronique de Michel 
le Syrien, Paris, 1899-1910, rééd., Bruxelles, 1963 en 4 vol., dont le 
dernier est un fac-similé du ms. de 1598. - Bar Hebraeus: Chroni- 
con ecclesiasticum, J. B. Abbeloos et T, J. Lamy (texte syriaque et 
traduction latine), 1872-1877. Chronkon syriacum: E. A. Wal- 
lis Budge, The Chronography of Gregory Abu'l-faradg, 1225- 1286, 
2 vol., I (traduction anglaise), Il (texte syriaque), Londres, 1932, 
réimpr., Amsterdam, 1976. 



2. LES AUTRES ŒUVRES 

665 Le lecteur consultera encore avec profit: 



a. Les histoires grecques 

Par exemple V Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée; 
et en particulier les traductions des œuvres dont l'original est 
perdu, comme celle de Zacharie le Rhéteur, qui se veut, au 
VI e siècle, le continuateur de Socratc et de Théodorct. 

Eusèbe; W. Wright et N. Mac Lean, The Ecclesiastical History 
of Eusebius, in Syriac, Cambridge, 1898, réimpr., 1975. Zacharie: 
E. W. BROQKS, CSCO, 83-84, syr,, 38-39 (traduction latine, 87-88, 
syr., 41-42), 1919-1921 et 1924. 



b. Les histoires arabes 

Elles relatent de nombreux faits ayant trait aux Syriens 






LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



369 





Séert: A. SCHER et alii (éd.), PO, 4, fasc. 3, n° 17, et 5, fasc. 2, n° 22 
(1" partie); 7, fasc. 2, n° 32, et 13, fasc. 4, n° 65 (2 e partie), 1907, 
1910 et 1918. 



c. La «Chronique tTÀrbèles» (milieu VI e siècle?) 

Elle décrit les années 104-511 ; le problème de l'authenticité 
de cet ouvrage n'a pas encore fait l'unanimité des historiens. 

Éd. A. MlNGANA, Sources syriaques, vol. I, Leipzig, 1907, p. 1-75 
(texte syriaque), p. 76-168 (traduction française). P. Kawerau, Die 
Chronik von Arbeta, CSCO, 467, syr., 199 (traduction allemande, 468, 
syr., 200), 1985. 

Et. J.-M. Fiey, OS, t. XII, 1967, n° 47, p. 265-302 (contre l'authen- 
ticité, à la suite du P. Peeters). S. P. Brock, BJRL, 50, 1967, 
p. 200-201 (pour une certaine authenticité). 



d. Autres textes ou études complémentaires 

J. B. Chabot: Documenta ad origines monophysitarum Ulustranda, 
CSCO, 17, syr., 17 (traduction latine, 103, syr., 52), 1908 et 1933. 
R. DEVREESSE, Patriarcat d'Antioche depuis la paix de l'Église jusqu 'à 
la conquête arabe, Paris, 1945. E. Honigmann, Évêques et évêchés 
monophysites d'Asie antérieure au Vf* siècle, CSCO, 127, subs,, 2, 
1951. Id,, Le Couvent de Bar Sauma et le patriarcat jacobite d'Antio- 
che et de Syrie, CSCO, 146, subs., 7, 1954. A. J. Festugière, Antio- 
che païenne et chrétienne, Paris, 1959. J.-M. FlEY, Mossoui, Rech, 
12, 1959. ID., Assyrie chrétienne, 3 vol., Rech, 22, 23 et 42, 1965-1968, 
S, P. Brock, «Syriac Sources for Seventh-Century History», Byzan- 
tine and Modem Greek Studies, 2, 1976, p. 17-36 (repris dans Syriac 
Perspectives on Late Antiquity, Londres, 1984) (classement à jour des 
textes se rapportant à cette période, groupés par genre). J.-M. FlEY, 
Nisibe, métropole syriaque orientale et ses suffragants, des origines 
à nos jours, CSCO, 3H8, subs., 54, 1977. Id., Chrétiens syriaques sous 
les Abbassides, CSCO, 420, subs., 59, 1980. 



Le livre de La Tour: H. GlSMONDi , Maris Amri et Slibae de Patriar- 
chis nestorianorum commentaria, Rome, 1896-1899. La Chronique de 






370 CHRIST1ANISMES ORIENTAUX 

666 C LA LITTÉRATURE CANONIQUE 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 



371 



Et. J.-M. VoSTÉ, Discipline chaldêenne, I, Droit ancien, Cité du 
Vatican, 1931. J. Dauvillier, «Droit chaldécn», Dictionnaire de 
droit canonique, t. III, Paris, 35, 1942, col. 292-388. W. Selb, Die 
Geschichte des Kirchenrechis der Nesîorianer (voir 666 7). 



1. LA «DOCTRINE DES APÔTRES» ET LA «D1DASCALIE» 

Les deux œuvres ont été traduites en syriaque; pour la seconde, 
cette version, probablement de Jacques d'Édesse, reste le seul 
témoin. 

Éd. W. Cureton, Ancient Syriac Documents (voir 660), p. [24-36] 
(texte syriaque) et p. 24-35 (traduction anglaise). A. Vôôbus, The 
Didascalia Aposîolorum in Syriac, CSCO, 401 et 407, syr., 175 et 179 
(traduction anglaise, 402 et 408, syr., 176 et 180), 1979. 



4, LES SYNODES OCCIDENTAUX 

Ensemble de textes syro-occidentaux qui viennent d'être 
retrouvés dans un ms. de Damas, daté de 1204. 

Éd. A. Vôôbus, The Synodicon in the West Syrian Tradition, 
CSCO, 367 et 375, syr., 161 et 163 (traduction anglaise, 368 et 376, 
syr., 162 et 164), 1975 et 1976. 

Et. W. Selb, Die Geschichte des Kirchenrechis der Westsyrer (voir 
666 7). 



2. LE «TESTAMENT DU SEIGNEUR» (AV. LE IV< SIÈCLE) 

Il fut traduit du grec en syriaque, en 687, par Jacques d'Édesse. 

Éd. I. E. RAHMANE, Testamentum Domini nostri Jesu Christi, nunc 
primum edidit t latine reddidii et illustravit, Mayence, 1899 (avec tra- 
duction latine), réimpr., Hildesheim, 1968. F. Nau, La Version syria- 
que de l'«Octateuque» de Clément, Paris, 1913 (traduction française 
du Testament: p. 18-77); rééditée sans changements par P. ClPROTTl, 
Paris, 1967, p. 25-68. A. VÔÔBUS, Synodicon in the West /,../ 
(voir 666 4), CSCO, 367, syr., 161, p. 1-49 (traduction anglaise, 368, 
syr., 162, p. 27-64), 1975. 



3. LE «SYNODICON» NESTOR1EN 

Collection du vm e siècle, conservée dans deux mss, et recueil- 
lant les décisions des 15 conciles qui se réunirent à Séleucie- 
Ctésiphon entre 410 et 790. 

Éd. J. B. Chabot, Synodicon Orientale ou Recueil des synodes nés- 
toriens, Paris, 1902. 






5. BAR HEBRAEUS (t 1286) 

Il recueillit dans son Livre des directions les textes existants 
(droits civil et ecclésiastique). 

Éd. A. Mai, Scriptorum veterum nova coliectio, X, 2, Rome, 1838, 
p. 3-268 (seulement la traduction latine de A. Assemani). P. Bedjan, 
Le Nonwcanon de Bar Hebraeus, Paris, IS98 (syriaque seulement). 
H. Kaufhold, Syrische Handschriften juristischen Inhalts in siidin- 
dischen Bibliotheken, ÔAK, philosophisch-historische Klasse, Vienne, 
1989. CR: OCP, 56, 1990, p. 257-258 (annonce la découverte d'un ms. 
du Nomocanon datant de 1290). 



6. ABDISO DE NISIBE (t 1318) 

Pour les textes syro-orientaux, surtout ecclésiastiques, cet 
auteur fit, dans son livre du Nomocanon, un travail similaire 
à celui de Bar Hebraeus ; il écrivit aussi un court Traité sur la 
règle des jugements ecclésiastiques, résumant la liste des conci- 
les reçus en Orient. 



372 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



Éd. Nomocanon: A. Mai, op. cit. (voir 666 5), X, 1, Rome, 1838, 
p. 191-331 (texte syriaque) et p. 23-168 (traduction latine de A. ASSE- 
mani). Règle des jugements: J. B. Chabot, Synodicon (voir 666 3), 
p. 609-615. 

Et. BO, 111, 1, p. 332-351 (analyse du Nomocanon). H. Kaufhold 
(voir 666 5), découverte d'un Nomocanon de Tan 1291. 



RENSEIGNEMENTS PRATIQUES 



7. DIVERS 

Les recueils précédents ont, en général, fait disparaître ceux 
qui leur étaient antérieurs; quand ceux-ci ont subsisté, ils ont 
souvent été gardés sous une forme légèrement différente; pour 
ces derniers et pour ceux qui sont restés isolés, on pourra 
consulter: 

J. J. Overbeck, S. Epkraemi syri, Rabulae [..j (voir 637 et 638), 
p. 210-221 (syriaque seul) (règles de Rabboula et de Balai). J. B. Cha- 
bot, Regufae monasticae ah Abrahamo et Dadiso conditae, Accade- 
mia dei Lincei, 7, 1898 (il en existe une traduction anglaise faite sur 
l'ancienne édition de Mai (voir 666 6) X, 1, p. 290s. dans W. Budge, 
The Book ofGovernors (voir 662 c), I, p. CXXXIV-CXL). F. Nau, Les 
Canons et tes résolutions canoniques, Paris, 1906. A. Voôbus, Syriac 
and Arabie Documents, PETSE, li, 1960 (dont les règles de Babaï 
(en arabe) et de Jacques d'Edesse, avec traduction anglaise); la, Syris- 
che Kanortessammiungen. Ein Beitrag zur Quellenkunde, 1, Wesi- 
syrische Originalurkunden, CSCO, 307 et 317, subs. t 35 et 38, 1970. 



LIEUX D'ETUDES EN FRANCE ET 
EN PAYS FRANCOPHONES 

EN FRANCE 

- École des langues orientales anciennes (ELOA), Institut 
catholique, 75006 Paris, 21, rue d'Assas: 3 degrés d'études de 
la langue; prof. : M.-J. Pierre. 

- École pratique des hautes études fEPHEJ, 5 e section, 75005 
Paris, 45, rue des Écoles : chaire des Christianismes orientaux ; 
maître de conférences: M.-J. Pierre. 

- Laboratoire de recherche du Centre national de la recher- 
che scientifique (CNRS): unité associée (UA) 152, équipe de 
POrientalisme chrétien ; adresse : EPHE, voir supra, dir. : A. Le 
Boulluec. 



670 



Pour une vue d'ensemble, le lecteur trouvera toute la matière 
réunie dans: P. Hindo, Disciplina Aniiochena, Antica Siri, II, 
III et IV, Codificazione canonica orientale, Fonti, 2 e série, 
fasc. 26, 27 et 28, Cité du Vatican, 1951 (sic) y 1941 et 1943 (en 
français). J.-M, Vosté, Caldei-Diritto antico t II et III, ibid., 
2 e série, fasc. 15 et 16, Cité du Vatican, 1940 (en latin). 
W. Selb, Orientaïisches Kirchenrecht. I Die Geschichte des 
Kirchenrechts der Nestorianer, II Die Geschichie des Kirchen- 
rechtsder Westsyrer, ÔAW, philosophisch-historische Klasse, 
Sitzungsberichte 388 et 543, 1981 et 1989. 



HORS DE FRANCE 

a. Belgique, Louvain-la-Neuve: Institut orientaliste: 2 niveaux 
de cours; prof. A. de Halleux. 

b. Canada, Québec: Université Laval, faculté de théologie: 
3 cours de langue et de littérature; prof. P. H. Poirier. 

c. Liban, Jounieh: Université Saint-Esprit-de-Kaslik: Insti- 
tut de liturgie: 1 niveau élémentaire; faculté de théologie: 1 
niveau supérieur. 



374 



671 



CHRISTIANISMES ORIENTAUX 



COLLOQUES ET CONGRES 



- Symposium des études syriaques («Symposium syria- 
cum ») : il se réunît tous les quatre ans (année paire divisible par 
4). Les Actes paraissent dans les OCA : 197 (symp. 1972), 205 
(symp. 1976), 221 (symp. 1980), 229 (symp. 1984) et 236 
(symp. 1988). 

- International Conférence on Patristic Studies (Oxford); 
tous les quatre ans, un an avant le précédent. Organisatrice: Miss 
Livingstone, 15 S. Giles, Oxford OX1; le dernier en date; 19- 
24 août 1991. 

- Congrès international des orientalistes, devenu Internatio- 
nal Congress of Asian and North African Studies. Dernière ren- 
contre: Toronto» 19-25 août 1990. 

- Rencontre occasionnelle: ex., Colloque de Eîchstâdt (Alle- 
magne), 1981. CR: OCP, 49, 1983, p. 494-495; PdO, 12, 
19844985, p. 292-294; LM, 98, 1985, p. 385-388. 

- Congrès de l*lnde: St. Ephrem Ecumenical Research 1ns- 
titute (SEERI), Baker Hill, Kottayam, 686001, Kerala (Inde); 
1 er congrès,- septembre 1987. 2 e congrès, 3-8 septembre 1990 
(principales conférences publiées dans The Harp [voir 607], 4, 
1991, p. 7-258. 



672 PARUTIONS NOUVELLES ET LIVRES ANCIENS 



LANGUE ET LITTÉRATURE SYRIAQUES 

Harrassowîtz (6200 Wiesbaden, Allemagne). 



375 



• Ostkirchendienst (Kleinenberger-Weg 13D-4790, Pader- 
born, Allemagne) (pour les Églises de l'Inde, particulièrement 
vivantes). 

• Peeters (3000 Leuven, Belgique) et 52, bd Saint-Michel, 
75006 Paris. 



LES REPRINTS 

• Gregg International Publishers (1 Westmead, Farnborough, 
Hants, Angleterre). 

• Olms (3200 Hildesheim, Allemagne). 

• Philo-Press (1000 Amsterdam, Pays-Bas). 

LES LIVRES D'OCCASION 

• Geuthner (12, rue Vavin, 75006 Paris). 

• Harrassowitz (voir supra). 

• Antiquariaat Spinoza (1017 Amsterdam, Pays-Bas). 



LES CATALOGUES D'ÉDITEURS 

• Blackweirs (Oxford OX1, Angleterre). 

• Brepols (2300 Turnhout, Belgique) et 23, rue des Grands- 
Augustins, 75006 Paris. 



Brill (2300 Leyde, Pays-Bas). 



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